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Objectif Média Web
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LE CASSE (1971)

27 Février 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma

Qui ne connaît pas Belmondo ? Et qui ne connaît pas le Casse ? Lève le doigt.

 

Quatre personnes débarquent à Athènes, trois hommes et une jeune femme, il y a Renzi (Rénato Salvatori), Ralph (Robert Hossein), Hélène (Nicole Calfan) et pour finir Azad (Jean-Paul Belmondo).

 

Ils ne viennent pas faire du tourisme en cette période hivernale, ils sont là pour voler la collection d'émeraude de monsieur Tasco (José Luis de Villalonga), un très riche homme d'affaires.

 

Vous retrouverez Belmondo, tout à fait à l'aise dans le rôle d'Azad, un voleur au grand cœur et qui se trouve confronté à un policier corrompu et sadique, Abel Zaccharia alias Omar Sharif, celui-ci d'ailleurs fait une composition incroyable, il joue de son charme, bien qu'affable, il est un formidable salopard, Sharif est bien loin de ses rôles romanesques habituels comme le Docteur Jivago ou l'archiduc Rodolphe dans Mayerling.

 

Le cambriolage qu'Azad réalise avec une technicité frôlant la perfection, dans une scène quasi-chirurgicale, sous l’œil admiratif de Ralph, n'oublions pas le grain de sable dans le mécanisme parfait de l'opération, la venue inopinée de Zacharia, qui sait d'instinct qu'Azad n'est pas garé devant la maison de Tasco par hasard, qu'il n'est pas un représentant en jouets pour enfants.

 

Et puis enfin l'autre gros hic, l'avarie du cargo qui devait les emmener tous le même jour loin de la Grèce. Ils sont piégés, piégés dans un pays qu'ils connaissent plutôt mal, sauf peut-être Ralph qui a préparé le coup dans une annexe contenant des articles de farce et attrape.

 

Il y a aussi la poursuite entre lui et Zacharia, cette course-poursuite n'est pas sans rappeler celle de Bullit avec Steve Mcqueen, les deux acteurs furent par ailleurs doublés pour celle-ci, non, ce n'est pas Belmondo qui conduit, mais, Rémy Julienne.

 

Le réalisateur, Henri Verneuil filme rarement les monuments, on n'est pas là pour faire du tourisme, nous sommes dans un pays moderne, bien loin des mythes d'Homère.

 

Étrangement, Azad restera quand même un peu froid au charme de la dame, préférant celui d'Hélène, sa petite protégée, mais qu'il aime depuis toujours, bien qu'il ne se l'avoue pas, Azad reste un personnage romantique, une espèce d'Arsène Lupin, sans réelle duplicité, à l'inverse d'un Zacharia très pragmatique dans sa détermination à posséder enfin les émeraudes.

 

La scène où ils terrorisent Renzi et Ralph, reste effrayante, il les pousse dans leur dernier retranchement pour leur faire avouer ou sont cacher les émeraudes, or, si avec eux, il peut se permettre autant de violences, il sait qu'avec Azad, il n'obtiendrait rien, celui-ci lui dirait n'importe quoi.

 

Malheureusement, il blesse Ralph et tue Renzi qui tentait de fuir, bien entendu, il se rend bien vite compte de son erreur et que les deux hommes ne savaient rien, il s'empresse de retrouver Azad dans un restaurant pour touriste, ou notre ami tente de manger un classique steak-frites avec salade.

 

Et là, face à une table bien garnie de plats Grecs, Zacharia tente de l'amadouer, Azad lui propose fifty-fifty, mais l'autre refuse, il veut tout, Tasco lui ayant fait miroiter une somme rondelette, mais pas suffisante pour son appétit démesuré, Zacharia aime l'argent et il a pris des goûts de luxe depuis qu'il fréquente les voyous, comme, il dit d'un ton méprisant « les gens de votre espèce » à Azad, alors qu'il ne fait pas mieux, mais, bien pire que ces gens-là.

 

C'est l'arrivée inopinée de Ralph sanglant qui mettra un terme au débat entre les deux protagonistes.

 

Zacharia à son tour piégé dans le même endroit où il a tué Renzi, par Azad et Ralph, dans une mise en scène rappelant ce qu'il a fait subir à ses deux amis, la fausse arme qu'Azad détruit, en l'écrasant, la vraie qu'il jette sur la table de ping-pong et que Zacharia ramasse sans vérifier que le chargeur est en fait vide, il sera finalement assommé par les deux compères, qui pourront prendre la fuite.

 

Zacharia homme sans scrupules qui tentera de jeter dans les bras d' Azad, la sculpturale Lena (Dyan Cannon), patronne d'une boite au nom sans équivoque « Éros ».

 

Lena qu' Azad rencontre au bar du Hilton, d'où il appelle Hélène qu'il a rapidement mise à l'écart de la ville dans une de ses nombreux hôtels des îles Grecques, Lena toujours présente lorsque la police investie le somptueux hôtel, en fait, c'est elle qui a appelé les forces de l'ordre sur les ordres de Zacharia.

 

Comment ne pas se souvenir de la fuite d'Azad sur le toit d'un autocar, au milieu de la circulation d'Athènes, de la tentative de Zacharia de provoquer sa chute en le frappant à coup de portières, finalement, il échappera de peu à la police en s'embarquant sur un camion déchargeant des gravats dans une carrière.

 

Il se réfugie chez la belle Lena ou il découvrira que celle-ci est une très proche amie de Zacharia qui tolère moyennant finance le spectacle érotique de L'Éros.

 

C'est par ailleurs avec elle qui recherchera Hélène prête à jouer la fille des airs avec un bellâtre grec, bien entendu, c'est au poing qu' Azad gagnera le cœur de la belle qui n'attendait que cela.

 

La fin, peut-on la raconter ? Une dernière confrontation entre le voleur et le méchant policier, Zacharia perdra la partie.

 

Que peut-on dire de ce film ? Efficace, réalisé d'une main de maître, on ne s'ennuie pas un seul instant, il y a du sentiment, de l'action, un peu d'érotisme, des personnages bien trempés, on pourra reprocher au réalisateur, un manque de profondeur de certains personnages comme ceux de Renzi et de Lena, il faut comme toujours des mobiles pour qu'un personnage existe, Ralph reste aussi très mystérieux qui est il pour Azad ?

 

Tout est faux semblant, les jouets dans le coffre de la voiture, la scène du cabaret qui tourne, les émeraudes qui sont certainement fausses, les vraies se seraient brisées dans la dernière scène, la fausse arme que manipule Azad, les gens paraissent ce qu'ils ne sont pas, tout est faux semblant, renversement des valeurs.

 

N'oublions pas la musique inoubliable d'Ennio Morricone, le générique très spécial à la Maurice Binder ou Saul Bass.

Le film est tiré d'un standard du roman noir : The burglar de David Goodis.

 

Le casse était un remake du « Cambrioleur » de 1957, réalisé par Paul Wendkos. Ce film (que je n'ai pas vu) serait beaucoup plus proche du roman que celui réalisé par Henri Verneuil.

 

 

 

 

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LA GRANDE MENACE (1978)

20 Février 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma Fantastique

Dans un appartement londonien, un homme, John Morlar (Richard Burton) est retrouvé mort, du moins, c'est ce que pensent les enquêteurs parmi lesquels se trouve l'inspecteur Brunel (Lino Ventura), un Français détaché temporairement auprès de la police britannique.

 

Étonnamment, Morlar bien que très grièvement blessé à la tête, est toujours vivant, il est emmené d'urgence à l'hôpital, Morlar est maintenu en vie, bien que son activité cérébrale reste à peine perceptible.

 

Brunel s'investit dans cette affaire, qu'il trouve étrange, vu que le vol n'était pas le mobile, alors pourquoi tenter de tuer un romancier renommé ?

 

Il découvre bien vite que l'homme vivait coupé du monde extérieur et ne rencontrait que son psychiatre le docteur Zonfeld (Lee Remick) a qui il se confiait.

 

Brunel demande à celle-ci de l'aider à reconstituer le puzzle de la vie de John Morlar, car, le meurtrier devait forcément être une connaissance de celui-ci, sinon, il ne l'aurait pas laissé pénétrer chez lui.

 

Le docteur Zonfeld accepte et Brunel découvre peu à peu la véritable personnalité de Morlar.

 

Morlar, fils unique d'un couple névrosé et bizarre, composé d'une mère castratrice et d'un père faible, des parents qui ne lui donnaient aucune affection, les Morlar sont sur une falaise, le père a garé la voiture et le couple regarde la mer, John est assis loin derrière eux et son opinion sur ses géniteurs est sans appel, il voudrait les voir disparaître, étrangement, le frein à main de la voiture se desserre et celle-ci roule alors lentement, mais sûrement vers le couple qui ne se doute de rien, puis, d'un coup, ils se retournent et voient le véhicule arriver sur eux, ils se mettent à courir poursuivi par la voiture devenue folle et finissent par sauter dans le vide, John est maintenant seul.

 

John est recueilli dans un orphelinat, mais, si la vie avec sa famille n'était guère folichonne, celle d'un endroit pareil non plus, c'est un enfant rêveur qui ne suit pas trop les cours, et un jour, alors qu'il contemple par la fenêtre, les feuilles qui sont rougies par l'automne, emportées par le vent, son professeur le ramène à la dure réalité et lui demande ce qu'il regarde, John le lui dit sans penser à mal, le professeur décide de le punir en lui faisant ramasser toutes les feuilles mortes, et cela sous la pluie.

 

John s'exécute, et il doit se rendre ensuite à la chaufferie, pour brûler les feuilles dans la chaudière, John le fait, fixe les flammes puis laisse la porte de celle-ci ouverte, l'orphelinat prend feu et son professeur qui l'avait puni péri dans les flammes avec son fils, ainsi que quelques camarades.

 

John survit, grandit et devient Richard Burton, non, avocat, un brillant défenseur qui défend un jeune homme, poète à ses heures, un jeune homme qu'il apprécie beaucoup, mais, le juge McKinley (Robert Flemyng) se montre intraitable et condamne le prévenu. Morlar fixe le magistrat d'une manière si gênante que tout le monde reste surpris, le condamné se suicidera en prison et le juge mourra d'une inattendue crise cardiaque.

 

Morlar épouse Patricia (Marie-Christine Barrault), mais, son bonheur est de très courte durée, ils ont eu un enfant, un monstre qui n'a pas survécu à sa naissance, le couple se désagrège et un soir, lorsqu'il rentre dans sa belle maison, sa femme est là, mais, son amant aussi, Edward Parrish (Jeremy Brett), ils le traitent avec mépris, tout les deux sont en habit de soirée, Morlar ne sera pas de la fête, ils partent et malheureusement pour eux se tuent en voiture.

 

Morlar se retrouve encore une fois seul.

 

Brunel comprend tout à fait la misanthropie du romancier, qui n'aurait pas fermé la porte aux autres, après de telles souffrances ? Alors, qui a voulu le tuer ? Puisque la plupart des gens de son passé sont morts ? Qu'il n'a pas d'amis ?

 

Questions sans réponse, mais, Brunel en compulsant le journal de Morlar et en suivant les indications de son psychiatre, découvre que tous ces accidents sont le fait de Morlar, celui-ci serait doté de pouvoirs télékinesiques extrêmement puissants.

 

En tout cas, c'est ce que pensait l'écrivain, Brunel reste dubitatif, mais, d'autres faits, l'amène à croire sérieusement que Morlar est responsable du crash d'un avion de ligne au cœur de Londres et de la mort d'un équipage d'astronautes.

 

Morlar est toujours dans le coma, mais, son activité cérébrale reste toujours présente et d'un coup s'emballe, et c'est la cathédrale de Minster qui est la cible de l'écrivain, lors d'une cérémonie avec la reine, Brunel comprend alors que Morlar ne veut pas ou ne peut pas mourir, il s'accroche à la vie et à son œuvre de destruction.

 

Brunel se rend en catastrophe à son chevet, le débranche, en vain, il est toujours vivant, Morlar arrive même à écrire d'une main hésitante le nom d'une centrale nucléaire, sa prochaine et définitive cible.

 

Fin de l'histoire.

 

Une seule question se pose : mais qui a tenté de tuer Morlar ?

 

Je n'y répondrais pas, un seul conseil : regardez le film.

 

Ce fut pour Lino Ventura sa seule incursion dans l'univers du fantastique, lui et Burton n'ont aucune scène en commun, sauf, peut-être celle de l'hôpital.

 

Le film est à la fois un thriller fantastique et une enquête policière, Morlar n'apparaissant que dans des flash-back, bref, l'univers de celui-ci n'est que purement subjectif, est-il réellement capable de provoquer des catastrophes ou tout ceci n'est que le fait du hasard ?

 

Morlar a une relation avec le monde quasi-épidermique, il déteste l'hypocrisie ambiante et la malveillance, Morlar est une victime de ce monde. Donc, a-t-il réellement du pouvoir sur ce qui l'entoure ou est-ce une illusion ?

 

Brunel reste un personnage ancré dans le moment présent, un homme tangible qui ne croit pas au merveilleux, Zonfeld reste sceptique, bien qu'elle admette que le pouvoir de Morlar puisse être réel.

 

Le film date un peu, très années 70, bien que Jack Gold soit un solide artisan, il reste un bon film, agréable à regarder, certainement pas du niveau de l'Exorciste, sorti en 1973, regardez-les et vous verrez la différence..

Le film fantastique est un sacré exercice de style, il faut rester rigoureux, sinon, cela vire au grand-guignol très rapidement.

 

Ventura est comme à son habitude parfait, investi dans son rôle, tout comme Remick et Burton.

 

Burton dont le regard hypnotique restera gravé dans toutes les mémoires.

 

Le titre original était «The Medusa Touch », n'oubliez pas que Méduse avait le pouvoir de vous transformer en statue de pierre, si vous aviez le malheur de croiser son regard.

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SODOME ET GOMORRHE (1962)

13 Février 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma

 

Deux réalisateurs pour un film, Sodome et Gomorrhe réalisé par Robert Aldrich et Sergio Leone, collaboration hautement improbable entre un vieux routier de Hollywood, réalisateur de films très sombres et Sergio Leone, futur pape du western spaghetti et qui avait réalisé l'année précédente, l'admirable « Colosse de Rhodes » avec Léa Massari et Rory Calhoun, l'un des meilleurs souvenirs de tournage de Leone par ailleurs.

 

Qui ne connaît pas l'histoire de Loth, et la destruction des célèbres deux villes ? Mais, qui bon sang !!

 

Mais, comme nous sommes à Cinecitta, il faut bien s'attendre à quelques « petits » arrangements avec la Bible.

 

Sodome et Gomorrhe sont gérées par une reine, la perfide Berah (Anouck Aimée) et son non moins arriviste de frère, Astaroth (Stanley Baker), si l'un veut garder le pouvoir et gouverner pépère, le second veut étendre son royaume à toute la région et surtout, buter sa frangine. C'est beau l'amour fraternel.

 

La scène d'ouverture donne le la, sur le mode de vie des habitants des deux villes, plaisirs et voluptés, des corps entrelacés après une orgie ou le vin a coulé à flot, Astaroth donne l'ordre à l'une des favorites de sa sœur, de se rendre chez les Elamites qui devront l'aider à virer la queen, pour le placer sur le trône et enfin, s'associer avec ce peuple très guerrier.

 

Si la jeune fille arrive à transmettre le message, elle est rattrapée par la garde de Berah, torturée, elle reste muette et finit étouffée par un aveugle.

 

Loth (Stewart Granger) erre avec son peuple dans le désert et prie « Jehovah », bon, moi, je veux bien, parmi les siens, bien entendu, il y a celui que l'on devine aisément être le traître de service Melchior (Rick Battaglia), qui pousse les autres à se révolter, surtout pour la distribution de l'eau, eau qui est destinée aux malades, enfants et vieillards, après une petite baston entre Loth et Melchior, Loth usant de sa houlette comme Bruce Lee du nunchaku, il calme les ardeurs de l'impétrant et finalement, décide d'emmener tout le monde chercher de l'eau, parmi, ceux qui le suivent, il y a Ismaël (Giacomo Rossi Stuart) l'amoureux d'une des filles de Loth : Maleb (Claudia Mori), l'autre étant la très sculpturale Shuah (Rossana Podesta), une actrice qui joua très souvent dans des péplums, la belle Rossana avait par ailleurs un magnifique profil grec.

 

Loth finit par tomber sur une oasis, dont l'eau est impropre à la consommation, c'est ce qu'il apprend de la bouche d'une ravissante jeune femme en litière, Ildith (Pier Angeli), elle et sa garde s'en retournent vers Sodome et Gomorrhe, elle ramène dans ses bagages des esclaves, ce qui choque Loth, il lui avoue qu'il a rasé sa barbe, car, sa femme est morte, ce qui fait rire Ildith, après tout perdre une femme n'est pas grave, puisque l'on peut en retrouver une autre, on sent bien qu'à Sodome et Gomorrhe, le néo-libéralisme à de belles heures devant lui.

 

Bref, on découvre que si certains mènent la grande vie dans les deux cités, les autres sont des esclaves, maltraités et tués, lorsqu'ils sont hors d'usage, c'est là dans un charnier que Loth découvre un vieillard qui essayait en vain de réveiller les consciences de ses concitoyens, Alabias (Fédor Chaliapine junior).

 

L'histoire passe de la romance à la comédie, Ildith est laissée en cadeau par Berah à Loth, bien qu'elle était une esclave, Ildith était bien traitée, un objet de plaisir, parfumé et magnifiquement vêtue, Loth lui explique que pour être libre, il ne faut dépendre de personne, et le travail permet justement d'exercer son libre-arbitre, même si le labeur est difficile.

 

Elle devient l'amie de ses filles, surtout de Shuah, jeune femme autoritaire, en manque de repaire féminin, toujours en opposition avec son père qu'elle juge trop autoritaire, Maleb, quant à elle, est plus réservée, bien qu'elle accepte d'épouser Ismaël, elle ne saute pas pour autant de joie à l'idée de ce mariage, Loth finit par être obnubilé par Ildith, les scènes où ils parlent de sentiments, l'approche subtile de Loth vers elle, sa solitude pèse à Loth et de ce fait, avant même leur arrivé à Sodome et Gomorrhe, l'histoire met en exergue que leur famille est en crise.

 

Une vraie crise, ils tournent en rond, Ildith avec ses connaissances, sa fraîcheur, elle est totalement différente des autres femmes du clan, elle ne se fait pas à la vie des Hébreux, qu'elle trouve triste, rabat-joie, en butte aux critiques des autres femmes du groupe, si les gens des cités ne sont pas parfaits, les Hébreux n'échappent pas à la règle non plus, personne n'est parfait, chacun ayant ses préjugés.

 

Loth se décide à faire des affaires avec Berah et fait rentrer le loup dans la bergerie sous les traits d'Astaroth, qui séduit très rapidement Shuah, en mal d'aventures, Astaroth qu'elle soigne après que ce dernier ait pris une correction, après avoir poursuivi des esclaves qui fuyaient leurs maîtres.

 

Bon, Loth épouse Ildith, les Hébreux se battent contre les Élamites qu'ils pulvérisent, la reine Berah qui connaît par cœur les règles du pouvoir envoient auprès de Loth, la section qui devait la faire périr sur les ordres de son frère.

 

Finalement, les méchants détruisent le campement des Hébreux ce qui obligent Loth à envoyer les femmes et les enfants avec Ildith en tête vers les deux villes maudites. Melchior qui avait tourné casaque et trahi Loth meurt brûlé, en clair, il ne nous manquera pas tellement.

 

Que se passe-t-il alors ? Astaroth abuse de Maleb, du moins, elle ne se défend que très mollement, Loth rentre en vainqueur auprès de Berah, il reste convaincu qu'il pourra convertir les sodomites à ses croyances, qu'il libérera les esclaves et que tout ira bien dans le meilleur des mondes.

 

Loth s'oublie dans une vie luxueuse, c'est Ismaël qui lui fait remarquer, que rien n'a changé, c'est même pire qu'avant, Shuah se peinturlure la face, Maleb sa future femme a honte de le regarder dans les yeux, les Hébreux ont perdu leur identité, ils ne sont plus que des consommateurs comme leurs hôtes.

 

Mais, Ismaël ne le convainc pas, Astaroth lui continue de comploter, il veut désespérément la place de sa sœur, et poursuit une relation tumultueuse avec Shuah, à qui il finit même par lui avouer sa relation avec Maleb.

 

Shuah se met en colère et gifle son amant, l'actrice très investie dans son rôle frappa réellement Stanley Baker, par ailleurs, on peut le voit porter les mains à son visage, visiblement décontenancé, puis, offre la jeune femme à son capitaine de la garde qui refuse, outragé, par le manque de respect du prince envers lui.

Astaroth reste un personnage intéressant, un homme ambitieux, immorale, capable de tendresse, quand, il embrasse le front de Shuah, un homme qui se connaît trop bien, en fait, Astaroth n'a aucune illusion sur lui-même, il est de tous dans une certaine mesure le plus honnête, il s'est déjà battu avec Loth et ce dernier avait eu le dessus, mais, il avait demandé à Shuah, s'il devait tuer son père ou pas, c'est un personnage beaucoup plus complexe.

 

Qui couche certainement avec sa reine de sœur, Berah, dans une scène ou les deux sont face à face, il lui mord le doigt et cela l'excite, à l'inverse, quand c'est elle qui le mord, il reste de marbre, la reine lui fait remarquer que cela ne lui fait plus rien, elle est surprise de voir dans le regard de son frère et ennemi du dégoût, du mépris.

 

On pourra noter la relation saphique qu'entretenait Berah avec Ildith, voir même la relation de celle-ci avec Astaroth, l'un passant à l'autre son petit jouet sexuel.

 

Loth, quant à lui est heureux, il ne voit rien, inconscient de la tempête qui se prépare, les esclaves décident de se révolter avec Ismaël pour chef, mais, le plan échoue et les esclaves sont abandonnés même par les Hébreux.

 

Et les choses se précipitent lors d'une fête somptueuse ou sont réunis nos protagonistes, Loth et Ildith, Shuah, Maleb, la reine Berah douce et souriante, qui flatte en permanence l'ego de Loth.

 

La mort des esclaves sur la place publique, le fait doucement sortir de sa torpeur et Astaroth n'hésite pas à dévoiler en public ses relations avec ses filles, il ne le ménage pas, ils finissent par se battre, Loth prend le dessus et pousser par la reine Berah, il tue Astaroth qui lui dira avant de mourir une parole censée, grosso modo « Par amour pour ton Dieu, ne me tue pas ». Le pire, c'est qu'Ildith le prévient, car, elle connaît bien tout les pièges de la cour.

 

Berah a simplement appuyé sur l'ego de Loth, sur son immense orgueil, il n'était pas obligé de tuer tous les Élamites, Shuah qui aimait sincèrement Astaroth lui dit la même chose, et Berah de l'achever en lui expliquant que ce sont eux les sodomites qui ont converti les Hébreux à leur mode de vie et de pensée, pas l'inverse.

 

Bon, Loth se condamne lui-même à la prison, et c'est en cellule que Dieu le contacte, par l'intermédiaire deux anges, ils lui expliquent que les habitants ont trop tiré sur la corde et qu'ils vont tous périr, et que la seule solution est de partir.

 

Loth a fait l'erreur de mettre l'amour de sa femme avant son amour de Dieu, et il s'est piégé.

 

Loth est divinement libéré avec Ismaël, ils sortent et devant les esclaves suppliciés, ils essaient de les prévenir de la destruction des cités, ils les supplient, si beaucoup l'écoutent, les autres se moquent de lui, mais, certains le croient et beaucoup le suivent, sa femme l'attend, Shuah l'invective, lui souhaitant de souffrir autant qu'elle, puis, ils partent, Loth rappelant à chacun qu'il ne faut surtout pas se retourner quoi qu'il arrive.

 

Ildith marche devant, entretenant un monologue intérieur, ou elle ne peut admettre qu'une telle chose puisse arriver, qu'un Dieu, qu'elle ne connaît pas, puisse détruire des cités millénaires, non, elle ne le peut pas, tout ce que Loth a fait, c'est seulement grâce à lui-même, alors, elle se retourne et voit la destruction totale des deux villes, bien entendu, elle est transformée en statue de sel, Loth hurle sa douleur et ses filles redeviennent les jeunes filles qu'elles n'auraient jamais dû cesser d'être.

 

Tous passent devant ce qu'il reste d'Ildith, Loth s'éloigne soutenu par Shuah et Maleb.

 

Les carrières de Stewart Granger et de Pier Angeli étaient en véritables chutes libres, le premier avait tourné dans des films prestigieux comme : les mines du roi Salomon, le prisonnier de Zenda, la croisée des destins, les contrebandiers de moonfleet, la dernière chasse, il eut quelques problèmes avec Darryl F. Zanuch qui détruisit la carrière de l'acteur, celui-ci l'ayant frappé, car, ce dernier avait tenté de coucher avec Jean Simmons, la femme de Granger.

 

Aldrich et Leone se partagèrent le travail, Léone réalisa la bataille contre les Élamites et le combat entre Loth/Astaroth, Aldrich avait d'autres vues sur le film, il voulait transposer la « dolce vita » mais, dans l'antiquité, il réussit à évincer Léone, et ainsi toucha son salaire, Leone laissa son nom au générique, pour que le producteur puisse toucher la prime de l'état, mais, la folie des grandeurs d'Aldrich ruina la production.

 

Ce film manque pour certains : d'âme ou d'identité, à vous de voir.

 

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L'ÉVADÉ D'ALCATRAZ (1978)

6 Février 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma

Le scénario, tiré d'une histoire vraie, raconte l'évasion de 3 hommes de la célèbre prison dont on ne pouvait pas s'évader : l'île d'Alcatraz.

 

Rappelez-vous de l'arrivée en bateau, de nuit sous une pluie battante glaciale, du prisonnier Franck Morris (Clint Eastwood).

 

Siegel décrit avec froideur et recul l'univers carcéral, c'est une étude quasi-clinique de la vie en prison, comme Siegel ne peut pas jouer sur le côté spectaculaire de l'histoire, il mise tout sur la psychologie des personnages.

 

Morris est un homme froid, très intelligent, les frères Anglin, John (Fred Ward) et Clarence (Jack Thibeau) ont le même niveau que le sien, de plus, ils se connaissent, la première erreur du méprisant directeur de la prison Patrick MacGoohan, c'est d'avoir sous-estimé l'intelligence de Morris et la seconde, c'est que les frères Anglin aient été incarcérés au même endroit.

 

Bien que Morris se fasse des amis, comme Doc (Robert Blossom), un peintre, Réactif (Frank Ronzio), un homme âgé à lunettes ou English (Paul Benjamin), Morris est seul, c'est un solitaire qui parle peu, même quand sa cellule voisine accueille Butts (Larry Hankin), un prisonnier lambda, pas vraiment le bad boy destiné à finir sa vie à Alcatraz.

 

Morris est confronté aussi au pervers Wolf dont il repousse les avances sous la douche d'une manière abrupte, mais, son pire ennemi est sans aucun doute le glaçant directeur de prison (Patrick MacGoohan), détestable, hautain, il lui fait bien comprendre que tant qu'il sera sur le rocher, personne ne s'en échappera.

 

Siegel évite les clichés classiques sur la prison, n'oublions pas que c'est une histoire vraie, nous savons finalement peut de chose sur certains d'entre eux, sauf, pour le cas, d'English (légitime défense et double homicide) ou de Butts (vol de voiture).

 

Mais, il n'y a jamais de violence gratuite dans ce film, la violence est soit verbale, soit psychologique, à part deux scènes ou Morris se bat contre Wolf.

 

Les gardiens sont grossiers, les prisonniers peuvent être confinés dans leur cellule sans lumière, donc, ils ne peuvent pas lire. Ils peuvent être arrosés dans les cellules de confinement du quartier D, beaucoup se suicident ou se mutilent comme Doc, après que le directeur ait jugé que son portrait ne lui rendait pas honneur, Doc, ayant eu le malheur de le montrer tel qu'il est, un petit con arrogant. Réactif meurt d'une crise cardiaque dans le réfectoire, à cause du manque de respect du directeur qui broie entre ses doigts, une fleur de chrysanthème que lui et Doc avaient planté des années plus tôt sur le rocher

 

Siegel nous fait suivre pas à pas le travail de fourmi fourni par les 4 hommes sur une année pour s'évader du rocher, chaque bruit, chaque détail compte, la débrouillardise de Morris et des frères Anglin est particulièrement bien mise en avant, Butts ne fait que suivre, si eux « en sont », lorsque Morris leur affirme qu'il a trouvé un moyen de s'évader, Butts réplique mollement « qu'il veut se tirer », les Anglin sont déterminer à fuir et peu importe les risques, Butts n'est pas à proprement parlé un délinquant comme eux.

 

Morris a l'idée de créer des têtes de mannequins, de fabriquer des gilets et un canot de sauvetage, il arrive même à voler un ventilateur qui servira de perceuse, sous le nez et à la barbe des gardiens.

 

Sur les 4 hommes, 3 s'évadent, Butts reste dans sa cellule, incapable de prendre une décision ferme et tranchée, l'alarme n'est finalement donnée qu'à l'heure de l'appel, ils ont 8 heure d'avance, le directeur arrive sur Angel Island ou l'attend la police et son directeur adjoint, on a retrouvé le canot des évadés et rien d'autre, il trouve alors une fleur de chrysanthème sur un des rochers et demande si ces fleurs poussent sur cette île, la réponse est non, son adjoint lui demande alors, si les évadés sont toujours vivants, il répond que non, qu'ils se sont noyés.

 

Puis, jette la fleur qu'il a écrasée dans l'eau.

 

Le film s'arrête sur une seule question : ont-ils réussi ou pas ?

 

Sachez que pour la petite histoire, les acteurs ne furent pas doublés, lors des scènes d'évasion, le parcours était exactement le même que celui que les évadés avaient suivis. Beaucoup de scènes furent tournées la nuit, car, Alcatraz était depuis devenu un musée et les visites continuaient la journée, même durant le tournage.

 

Si Siegel nous offre une œuvre sans concession, d'une grande sobriété, la véritable histoire est encore plus palpitante.

 

Morris était en effet beaucoup plus jeune qu' Eastwood lors de son entrée à Alcatraz, il avait un casier judiciaire chargé, il avait été notamment poursuivi pour vente de drogue, attaque à main armée, c'était un spécialiste d'attaque de bijouterie, ses braquages étaient toujours très rapides et intelligemment mené, Morris possédait une intelligence supérieure, en effet son quotient intellectuel était de 133.

 

Morris avait aussi une autre spécialité, celle de l'évasion, dès qu'il était arrêté, il se faisait la belle et les frères Anglin n'étaient pas en reste non plus, Morris et les frères Anglin s'étaient plusieurs fois rencontrés dans les différentes prisons dont ils s'étaient tous évadés.

 

En fait, les Anglin étaient trois frères, c'était des braqueurs de banque, toute bonne chose ayant une fin, ils furent tous les trois arrêtés, Alfred, Clarence et John, ces deux derniers tentèrent de s'évader de la prison d'Atlanta, ils échouèrent et furent condamnés à 60 ans de prison pour tentative d'évasion, c'est par ailleurs dans cette prison qu'ils avaient croisé Morris qui lui avait réussi à s'échapper du même endroit avant d'être repris, et c'est comme cela qu'ils avaient tous fini par échouer à Alcatraz.

 

Alfred Anglin lui mourut en 1964 par électrocution, en tentant de s'évader de la prison d'Atlanta.

 

Alcatraz était une prison pour les prisonniers qui ne s'intégraient pas à la vie carcérale classique, il y avait donc de tout, des fous, des violents, des professionnels de l'évasion, des inadaptés sociaux, c'était un mélange improbable et hautement dangereux, la tension y était palpable, il faut noter qu'il n'y eut jamais d'exécution capitale sur place, si le détenu devait être exécuté, c'était toujours sur le continent à la prison de Saint-Quentin.

 

 

 

 

Donc, Morris et les frères Anglin se retrouvent à Alcatraz, là, sur une île, on ne peut pas aller plus loin, à moins de les envoyer sur une autre planète, et c'est là qu'ils rencontrent un autre prisonnier, Allan West, incarcéré depuis 1957 pour car-jacking, il connaît bien la prison, par ailleurs, sa cellule est contiguë à celle de Morris.

 

Allan West était un personnage peu sympathique, plutôt hostile et raciste. Allan West n'apparaît pas dans le film, son personnage plutôt falot est nommé Charlie Butts, mais, on peut aussi le retrouver sous le visage de Wolf. Plus loin, je vous expliquerais pourquoi.

 

Le vrai English, quant à lui se nommait dans la vraie vie, Bumpy Johnson, il était considéré comme l'équivalent noir d'Al Capone, il séjourna à Alcatraz de 1954 à 1963, après avoir été libéré, il retourna à Harlem où il décéda en 1968.

 

Si vous étiez dans les bonnes grâces de Bumpy, vous pouviez obtenir beaucoup de choses et peut-être que Morris bénéficiait des bonnes grâces de Bumpy.

 

Car, paradoxalement, toute la prison aurait été au courant du plan d'évasion des 4 !

 

C'est assez incroyable que les gardiens n'en n'aient jamais rien su, qu'ils n'aient rien vu, c'est assez étonnant ?

 

Alors pourquoi Allen West n'apparaît pas dans le film ? En tant que témoin, il était protégé, même s'il était encore en détention, par ailleurs, il est décédé en 78, l'année de sortie du long-métrage.

 

Et pourquoi n'est-il pas parti avec les autres, ce soir-là ?

 

Le trou qu'il avait fait était trop large et sa fausse grille bougeait trop, donc, les frères Anglin lui avaient proposé de réduire le trou juste assez pour que le carton-pâte tienne, en le plâtrant, mais, quand, il avait voulu sortir, le travail avait été trop bien fait et il n'avait pas réussi à s'extraire, car, le plâtre était trop dur, du moins, c'est ce que racontait un documentaire sur la fameuse évasion.

 

Allen West lâché par les autres, dut se résoudre à rester prisonnier, mais, il raconta tout aux gardiens et surtout au FBI, c'est lui qui leur expliqua que lui seul était le cerveau de l'affaire, que tout venait de lui, pas de Morris. Le FBI fut bien obligé de le croire sur parole.

 

La première erreur commise par les gardiens, c'était d'avoir fait nettoyé par West le couloir de service qui serpentait derrière les cellules, et c'est par hasard, que West avait trouvé des tournevis ou des couteaux à bois qui avaient servi lors de précédents travaux, il avait réussi à les dissimuler sur lui et à les ramener dans sa cellule, il avait mis Morris dans la confidence, et de là, ils avaient pu élaborer le plan de l'évasion, il est possible que Morris se soit servi de West pour y arriver.

 

Morris et les frères Anglin n'étaient pas des hommes particulièrement violents, par contre, West oui. Donc, il fallait peut-être mieux mettre West de son côté et lui laisser croire jusqu'au bout qu'il serait de la partie.

 

West aurait eu des tendances gay, par le passé, il aurait été condamné pour « sodomie ». C'est peut-être pour cela que le personnage du film se nommait Charly Butts, et les fesses en anglais, c'est buttocks.

 

De là, à supposer que West aurait été plus encombrant pour les autres, c'est un pas que je ne saurais franchir, selon, ce que j'avais cru comprendre, West aurait peut-être eu des vues sur Morris, du moins, c'est ce que l'on suppose.

 

Selon les dires de West, il n'allait jamais dans le couloir de service, lui, il faisait le guet de sa cellule d'où il surveillait les allées et venues des gardiens, l'un des frères Anglin et Morris s'y rendaient ou bien les deux frères. Étrange, qu'aucun d'eux ne se retrouva seul face à West.

 

Les enquêteurs sous-estimèrent beaucoup les évadés, West ne pouvait pas être le seul instigateur de cette évasion, car, le concepteur des gilets de sauvetage et du radeau était Morris, sur sa fiche, il y est clairement inscrit qu'il avait été matelot, donc, le côté maritime ne devait pas avoir de secret pour lui, par ailleurs, on trouva dans sa cellule, des magazines sur la marine, expliquant comment faire des nœuds d'amarrage ou comment construire un canot.

 

Je peux vous le dire, que le canot élaboré par Morris et ses camarades n'avaient rien à voir avec celui utiliser dans le film. De plus, ils auraient avec leur canot contourné l'île, puis volé un câble électrique pour s'amarrer à un bateau qui se rendait d'Alcatraz à la côte, ils se seraient fait remorqués. Ils se seraient servis de West en l'abandonnant pour qu'il parle de leur plan, en fait, c'était pour brouiller les pistes, West n'avait peut-être qu'une version du plan, pas forcément la vraie.

 

Il faut savoir que les trois évadés sont toujours recherchés, et il y a peu, des preuves démontrèrent que peut-être les Frères Anglin avaient survécu, un de leur neveu fit publier dans la presse une photo d'eux prise à l'étranger, une quinzaine d'années après l'évasion, de plus, le FBI reçut en 2015 une lettre soi-disant écrite par l'un d'entre eux et c'est pour cela qu'Alfred Anglin fut exhumé en 2015, on préleva un peu de son ADN et on le compara avec celui trouvé sur le courrier, mais, il n'y eut aucun résultat probant.

 

Donc, à l'heure actuelle, on ne sait toujours pas, si les évadés d'Alcatraz ont réussi ou pas.

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L'HOMME AU MASQUE DE CIRE (1953)

30 Janvier 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma Fantastique

 

Henry Jarrod (Vincent Price) et son associé ont monté un musée de statues de cire, dans le style du musée Grévin, mais en mieux, qui reprennent les grands personnages de l'histoire. Si le premier est obsédé par ses statues de cire à qui il a donné une apparence de vie, il est tout particulièrement attaché à l'une d'entre elle, celle de Marie-Antoinette, dont il est amoureux, le second aime l'argent, hélas, le musée ne rapporte pas assez, Jarrod a bien trouvé un mécène pour le financer, mais, celui-ci ne pourra pas investir l'argent tant attendu dans l'immédiat, l'associé cupide refuse d'attendre, il décide donc d'y mettre le feu pour toucher l'assurance.

Jarrod est très grièvement brûlé en voulant sauver ses œuvres, pourtant, dix ans plus tard, il réapparaît guéri plus tard, mais, en fauteuil roulant, poussé par Igor son assistant que vous reconnaîtrez sans aucun doute, il apparaît au générique sous son vrai nom Buchinsky, mais, deviendra en tant que Charles Bronson une grande star (vu aussi dans la série «La 4è dimension»), il jouera par la suite dans des tas de polars, westerns, pour se perdre plus tard dans les films sécuritaires.

Jarrod a décidé de revenir à ses premiers amours, il ouvre un nouveau musée de cire, avec une galerie consacrée à un thème bien particulier : crimes sanglants, exécutions et tortures, par ailleurs, il reconstitue à la perfection la pendaison de son ancien associé dans une cage d'ascenseur, le plus étrange, c'est que le corps avait au préalable disparu de la morgue et personne ne sait qui l'a volé et pourquoi.

Peu après l'ouverture du «musée» des crimes inexpliqués commencent à terroriser la population, des crimes que Jarrod représente d'une façon très réaliste dans son musée.

L'histoire prend un tour nouveau avec la venue d'un nouveau personnage, Sue, Sue est une jeune fille pauvre, elle vit dans un foyer pour jeunes filles ou elle devenue l'amie, de Cathy Gray, une jeune femme délurée qui cherche un riche protecteur, Sue qui est sa seule confidente, apprends par celle-ci qu'elle vient de rencontrer un homme plus âgé, séduisant et surtout riche, assez riche pour l'entretenir bien entendu, Sue est totalement différente, elle fréquente un jeune homme Scott Andrews qui vit avec sa mère, son fiancé a des mains d'or, car, son métier, c'est la sculpture et c'est grâce à cela qu'il est embauché par Jarrod, car, ses mains ne peuvent plus sculpter.

Cathy Gray parle avec enthousiasme de son nouveau flirt à Sue, un soir, elle sort, et lorsque Sue rentre au foyer, elle entend du bruit dans la chambre de son amie, dont elle découvre le corps, mais pas que, un homme vêtu de noir est penché au-dessus d'elle, Sue prend alors la fuite et l'homme la poursuit dans les rues embrumées de la ville, finalement, elle le met en fuite et part vivre chez son fiancé.

La suite ? Nous la connaissons tous, Sue visitera le musée et découvrira que la Jeanne d'Arc exposée, ressemble d'une façon trop flagrante à sa regrettée camarade Cathy, dont l'homme au masque de cire avait réussi à voler le corps, lors d'un second essai à la morgue.

Sue attirera le regard de Jarrod, car, elle ressemble à sa Marie-Antoinette, disparue dans les flammes

Le film est soigné, très bien réalisé, mais, André de Toth ne s'était pas trop cassé la tête, son film est le remake de celui de 1933, tourné par Michael Curtis. Bon, je vais spoilé, Jarrod est défiguré et porte un masque en cire, merci à celui qui a rebaptisé le film en spoilant d'avance la fin.

Un gentil héros policier le lieutenant Tom Brennan la sauvera d'une mort brûlante n'oubliez pas cette scène qui fit fantasmer tous les ados de l'époque, ou la frêle jeune fille est ficelée, nue dans une cuve, elle s'apprête à recevoir de la cire bouillante sur le corps, pas cool pour s'épiler, surtout pas pratique.

Vous noterez l'obsession Hollywood pour les difformités physiques, pour la laideur dissimulée, laideur synonyme de perversité.

Nous retrouvons cette obsession chez beaucoup de romanciers comme Gaston Leroux (le fantôme de l'opéra), Robert-louis Stevenson (Docteur Jeckyll et mister Hyde), Oscar Wilde (le portrait de Dorian Gray), cette histoire reprend le même thème, la dissimulation de sa véritable apparence, monstrueuse ou pas, c'est la folie de l'homme qui a perdu la gestion de son image, en perte de son identité, défiguré pour l'un, métamorphosé en un monstre assassin pour l'autre ou dissimulant sa véritable apparence, en fuyant son portrait pour le dernier.

Un individu qui n'a plus d'image perd le contact avec la société, il n'est plus qu'une ombre, un paria.

Vincent Price en Jarrod en est l'exemple parfait, un homme bon réduit à l'état d'infirme par la faute de l'argent roi, la cupidité lui a pris sa vie, d'un homme de bien devient un monstre se dissimulant sous un grand chapeau ou un masque de lui-même, un souvenir de ce qu'il était.

André de Toth qui ne manquait pas d'humour réalisa son film en 3D, comme je vous l'ai précisé au début, mais n'en n'apprécia pas la technique, car, il était borgne !!!! Comme quatre autres grands réalisateurs d' hollywood : Ford, Lang, Walsh et Ray.

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LES 7 MERCENAIRES (1960)

23 Janvier 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma

Un des meilleurs westerns de tout le temps, les 7 mercenaires reste le film qui bien que vu et revu n’a jamais lassé le public.

 

John Sturges réalise là, l’un de ses meilleurs films avec l’incroyable « Un homme est passé » de 1955, ce qui lui vaudra l’unique nomination de sa carrière à l’oscar et permit au vieux routier Hollywood, Spencer Tracy d’obtenir le prix du meilleur interprète masculin à Cannes.

 

Sturges avait un palmarès incroyable, dont deux westerns prestigieux se détachent avec force, en 1957 « Règlement de comptes à OK Corral » et « Dernier train pour Gunhill » en 1959

 

L’histoire reprise de l’admirable film de Kurosawa « les 7 samouraïs », part du même postulat des paysans mexicains qui n’en peuvent plus d’être dépouillés par le bandit Calvera (Elli Wallach) et sa bande, décident en petit comité de passer la frontière pour acheter des armes et afin de se défendre.

 

Ils le font et arrivent dans une petite ville où ils remarquent deux représentants de commerce qui n’arrivent pas à faire enterrer la dépouille d’un homme, car, le mort était indien et la plupart des défunts sont blancs, le croque-mort ayant trop peur d’envoyer son corbillard jusqu’au cimetière au vu que l’opposition à cet enterrement est trop importante, c’est alors que Chris Adams (Yul Brynner) se propose d’amener la dépouille jusqu’à sa dernière demeure, un autre homme se joint à lui, Vin Tanner (Steve McQueen), c’est ainsi qu’ils font connaissance et vont jusqu’au bout de leur mission.

 

C’est là que les paysans décident de parler de leur situation à Chris et ils se rendent vite compte que d’acheter des armes serait inefficace, s’ils ne savent pas s’en servir, donc, Chris leur propose de louer les services d’hommes de main et c’est ainsi qu’ils vont coopter six autres hommes, tous différents, mais, tous prêts à en découdre, pour seulement 20 dollars, somme inférieure à ce qu’ils touchent pour leur service.

 

Ainsi, la troupe des 7 se constitue avec Bernard O’reilly (Charles Bronson), Britt (James Coburn), Lee (Robert Vaughn), Harry Luck (Brad Dexter), Chico (Horst Buchholz).

 

Ce sont tous des hommes d’expériences, sauf le jeune et flamboyant Chico qui lui compte bien devenir un de ces redoutables mercenaires sans vraiment comprendre les tenants et aboutissants d’une telle décision.

 

Il les suit, et finit par se faire accepter par eux, quand, ils constatent sa débrouillardise et sa ténacité, ils arrivent finalement dans ce petit village mexicain ou les gens sont si effrayés qu’il faut que Chico sonne la cloche de l’église pour les faire sortir de leur cachette, Chico les interpelle, en les traitant de poules mouillées, de craintifs, de pauvres paysans sans cervelles, car, lui aussi vient de la terre, c’était un fermier comme eux.

 

Les 7 sont bien accueillis, nourris, logés et blanchis, ils se rendent vite comptent que s’il y a des femmes, elles sont soit trop petites pour être intéressantes, soit bien trop âgées pour être séduisantes, c’est ainsi que Chico découvrira que par peur des mercenaires, les paysans ont caché les jeunes filles, la troupe de Calvera viole et tue, pourquoi eux, ces étrangers seraient-ils si différents ? Et comme le fait remarquer Chris, peut-être qu’ils les violeront ou pas, car, ils ne leur ont pas laissé le bénéfice du doute.

 

Après la première attaque surprise de Calvera, chacun découvre les failles des uns et des autres, Lee n’a plus du tout ses réflexes d’avant, il passe ses nuits à cauchemarder, les villageois le rassure du mieux qu’ils peuvent, mais, sa conscience le taraude, jamais, il ne dira ce qui s’est passé, mais, l’on suppose qu’il n’en peut plus de son existence. Britt, lui est un expert dans toutes les armes et ne se met en rivalité qu’avec lui-même. Harry Luck, le bien-nommé, court après un hypothétique trésor dont les paysans connaîtraient l’existence.

 

Quant à O’Reilly, il n’a pas oublié ses origines, il est à moitié mexicain avant d’être à moitié irlandais, il a pleinement conscience de la vie dure que mène les villageois, de leur lutte quotidienne, il les admire, car, ils ont des « responsabilités » et c’est encore plus dur à porter qu’une arme, c’est un homme bourru, mais, qui adore les enfants, il offre avec le sourire une flûte à une petite fille, lors de la fête que donne le village en l’honneur des mercenaires, les enfants le préfèrent et l’admirent.

 

Les 7 mercenaires finissent par s’attacher aux villageois à qui ils apprennent le rudiment des armes, la construction de piège contre la troupe de Calvera, des filets, de nouveaux murs, des tranchées.

 

Si les villageois apprennent auprès des 7 à se battre pour leur vie et leur famille, les villageois redonnent goût à la vraie vie au 6, car Chico, lui ne rêve que de sortir de sa condition de paysan, pour devenir un homme craint, un héros, sans entrave dans la vie, libre de tout ses mouvements, et c’est bien cela le problème dans une scène qui est restée célèbre, chaque mercenaire explique que leur but quotidien consiste à rester surtout en vie, que nul part, ils n’ont de chez eux, que personne ne les attend ailleurs, que le milieu dans lequel ils traînent sont peuplés des gens infréquentables, que la vie a bien peut de valeur, sauf, si elle est monnayable.

 

Là, ils dorment dans des draps propres, ils mangent à leur faim et peuvent pour la première fois depuis longtemps réfléchir à l’avenir. Chris le dit, puisqu’il pensait acheter du bétail et à s’installer quelque part.

 

On en oublierait presque le but de l’histoire, mettre fin aux agissements du bandit Calvera (Elli Wallach), Calvera un être cynique, cruel parce qu’il est entouré d’une bande toute dévouée à sa cause, un homme sans conscience, sans remords, qui ose prétendre que Dieu à créer des moutons, en l’occurrence les paysans, il faut quelqu’un qui les tondent.

 

Calvera est incapable de concevoir que des gens puissent prendre fait et cause pour les villageois qu’il méprise au point de les laisser mourir de faim, incapable de comprendre que Chris ne soit pas comme lui, car, pour Calvera, ces hommes ne peuvent être que comme lui, or à l’inverse, les 7 hommes sont payés pour leur service, alors que lui, c’est un voleur et un assassin, la chose est totalement différente, il essaie lors de son entretien avec Chris de négocier son départ, même de le faire travailler pour lui, mais, non, les 7 ne sont pas comme Calvera.

 

Les 7 mercenaires s’achèvent sur la destruction définitive de Calvera qui meurt, en se posant cette question qui n’aura jamais de réponse : pourquoi ces mercenaires ont fini par apprécier ces villageois, ces faibles ?

 

Sur les 7 mercenaires, ils n’en restent que 3, Lee ira jusqu’au bout, suicidaire, Britt et luck mourront dans le feu de l’action, O’Reilly périra par la faute des enfants qui n’ont rien compris, mais, rien compris du tout à sa mission.

 

Seuls s’en sortiront Chico qui lui restera avec la jeune femme dont il est tombé amoureux, on suppose qu’ils se marieront et auront des enfants, Vin et Chris s’éloignent ensemble vers l’horizon sous le regard chaleureux du fondateur du village, les villageois ont gagné, Chico redeviendra l’un des leurs, quant à nos deux héros, ils sauront que quelqu’un pense à eux et qu’il y a un endroit où ils pourront se réfugier en cas de besoin, et puis surtout, Vin et Chris sont devenus des amis, une chose importante et peut-être que tout les deux changeront de vie et qu’eux aussi auront l’envie de se poser, de fonder une famille.

 

Les 7 mercenaires est un film sur la rédemption, sur l’accomplissement du devoir, de l’honneur, oui, si la mort est rédemptrice pour certains d’entre eux, cette situation a permis à d’autres d’évoluer vers autre chose, de s’éloigner de la mort pour aller vers la vie.

 

Étrangement, la mort est très présente dans ce film, la mort du paysan au début, le cimetière de la ville américaine, le plan sur les tombes des mercenaires, l’église est vide, fermée, il manque le spirituel et le mariage de Chico et de la jeune fille rouvrira l’église, donc, c’est une ouverture vers la vie.

 

Il y a quelques anecdotes plutôt amusantes sur le film, l’acteur Elli Wallach détestait monter à cheval, il avouait qu’il ne pouvait dégainer sans regarder son arme, Wallach enviait la facilité avec laquelle Mcqueen ou Brynner utilisait le colt, le plus étonnant, c’est que les acteurs qui constituaient la troupe de Calvera considéraient Wallach comme leur chef, chaque matin, son « second » lui tendait ses colts et l’aidait à monter à cheval, et la troupe ne démarrait pas, tant que Wallach n’en donnait pas l’ordre.

 

Il y eut aussi une grande rivalité entre Mcqueen et Brynner, le premier qui avait débuté au cinéma, puis, avait explosé sur le petit écran dans la série devenue culte « Au nom de la loi », Mcqueen pour avoir le rôle de Vin, avait fait croire au studio qu’il avait eu un accident de la route, et que blesser, il ne pouvait plus tourner la série.

 

Vous pourrez remarquer que dans chaque scène Mcqueen faisait absolument tout pour attirer l’attention, il levait son chapeau, bougeait des branches, bref, il monopolisait l’attention en permanence, ce qui agaça prodigieusement Brynner, et c’est Horst Bucholz qui le racontait, Brynner décida alors que si Mcqueen continuait son cirque, lui, il lèverait systématiquement son couvre-chef, même si cela devenait ridicule, finalement, Mcqueen cessa, mais, continua de se plaindre que Brynner avait un plus grand cheval que lui.

 

L’œuvre de Sturges met souvent en scène un homme qui loin de son environnement familier se trouve confronté à une situation dérangeante, comme la découverte d’un crime (un homme est passé), faire éclater la vérité et punir les coupables (le dernier train pour Gunhill), prisonnier dans un autre pays (la grande évasion), être du mauvais côté de la barrière, mais, aider la justice (règlement de comptes à OK Corral), l’homme chez Sturges doit faire face à ses propres démons et à ceux des autres, le racisme est très présent chez Sturges, dans les deux premiers films cités plus haut, Calvera est d’une certaine manière la représentation du fascisme et du totalitarisme.

 

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PANDORA (1951)

16 Janvier 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma Fantastique

Le film commence par deux corps repêchés par des marins espagnols un bon matin, celui d'un homme et d'une femme, main dans la main. Puis, la cloche de l’église sonne pour signaler l’horrible découverte, tout ceux qui connaissaient les défunts sont là, ainsi que le professeur Fielding (Harold Warrender), un archéologue, se souvient alors de cette citation, « La valeur d'un amour se mesure à ce que l'on consent à lui sacrifier », sans pour autant se rappeler le nom de son auteur.

 

Et voilà le début du film Pandora, devenu culte, film du très curieux Albert Lewin, premier film en couleur de la sublime Ava Gardner, merveilleuse de beauté et de talent, donc, allons y, Pandora, c'est l'amour à travers l'espace et le temps.

 

Bon, c'est l'histoire d'une jeune chanteuse américaine qui vit en Espagne dans un endroit drôlement classe, elle fréquente, avec d'autres compatriotes, dont on ignore par ailleurs les professions, une bodega où tu peux traîner en robe de soirée, parmi les marins et les gitans (pas cliché les gitans).

 

Un de ses amants poéte, Reggie Desmaret (Marius Goring) s'empoisonne pendant qu'elle joue du piano, tout en rêvant au grand amour, dit comme cela, c'est aussi très clicher, mais on s'en fiche, il claque et elle part pleurer chez elle, parce que Desmaret était cocu, oui, elle le trompait avec Stephen Cameron (Nigel Patrick), coureur automobile, bref, Janet (Sheila Sims), la nièce de l’archéologue, veut un soir lui remonter le moral, mais, mauvaise pioche, Pandora n'en a rien à battre du défunt et préfère partir en balade avec Cameron dont la pauvre Janet est secrètement éprise, vous voyez le truc ?

 

Et là, l'histoire commence vraiment, on s'aperçoit très rapidement que Pandora n'est pas gentille, aime la destruction et surtout celle des hommes, elle pousse Stephen à sacrifier son bolide en la jetant du haut d'une falaise et l'expression de joie malsaine qui éclaire le visage de Pandora est assez incroyable. Bon, ils ne rentreront pas à pied et Fielding les emmènera dans son vieux tacot, lui aussi est épris d'elle, mais, il se méfie des épines de la rose.

 

Et là dans la baie apparaît le voilier, celui du Hollandais volant, bon, spoiler, j'en ai le droit. « Au XVIIéme siècle, il a tué sa femme par jalousie, alors qu'elle était honnête, il a blasphémé et Dieu l'a puni en lui faisant parcourir les mers, ou tous les 7 ans, il rejoint le monde des vivants pour trouver une femme qui acceptera de mourir avec lui, Pandora est la réincarnation de sa femme et à cause de sa mort injuste, elle se venge des hommes ».

 

Pandora décide sur un coup de tête, de rendre visite au proprio du navire et s'en va sur la plage dans le plus simple appareil, rassurez vous, on ne voit rien, même pas un dos nu, à peine une jambe, voire une main et Hendrick Van der Zee l'attend et c'est l'impérial James Mason, attention, c'est l'effet « Swagg », il peint comme par hasard le portrait d'une femme ressemblant trait pour trait à l'héroïne, bien sûr, elle déteste la toile et détruit son image que notre héros transforme en tête d'oeuf, on remarquera que la toile est dans le style de Magritte (peintre belge, allez sur Wikipédia), rencontre providentielle.

 

Mais qui tient super bien la route, ils se fréquentent et de suite, Hendrick est fou d'elle et c'est réciproque, les scènes peuvent sembler longues, longues, très figées, mais on y trouve aussi des fulgurances, une mise en scène proche d'un univers à la Dali, des scènes cultes, l'arrivé coup de théâtre du matador Montalvo (Mario Cabré), ex amant de Pandora, bien entendu, le type est trop sur de lui et il vient réclamer la belle, face à Stephen Cameron, un Nigel Patrick parfait dans son rôle, drôle et surtout très humain, humble en opposition au vaniteux Montalvo, qui comprend bien vite que son rival n'est pas celui-ci, mais Hendrick,

 

Se succède la course automobile sur la plage, la fête qui finit en esclandre, la scène ou Pandora avoue son amour à Hendrick et celui-ci préfère renoncer à elle, plutôt que de la voir mourir avec lui, dans un clash assez violent, car, il apprécie Stephen Cameron, le fiancé officiel de celle-ci.

 

La mise à mort de Hendrick par Montalvo, sinistre, sans être gore, ou Hendrick le supplie de lui donner le « coup de grâce », la lumière vacillante, le tapis avec des motifs que l'on retrouvera dans le flash-back du film, poursuivons, Montalvo mourra lors de la corrida, lorsqu'il apercevra le défunt, bien vivant et présent, il avouera à demi-mot à Pandora ce meurtre inabouti.

 

L'étau se resserre et l'on porte plus attention à la passion entre Hendrick et Pandora, Hendrick émerveillé par exemple par la musique qu'elle joue tout en pensant à lui, il y a aussi du Hemingway dans le scénario, la vie facile, les fêtes, le sexe, l'alcool, les corridas, la violence subtile.

 

Lewin était un esthète pour le flash-back, on sent la patte d'un Vermeer, d’un Rembrandt (pas la marque de dentifrice, le peintre), une vision en 3D avec la dague dans la chambre de la femme, puis sur le sol de la cabine de Hendrick.

 

Pour finir le sacrifice de Pandora (qui n'en n'est pas un) que personne ne pouvait empêcher, l'amour par-delà la mort, l'amour à mort, le vrai peut-être ? L'amour ne disparaît jamais. Pandora devenu au fil du temps, un film sur la passion, inoubliable.

 

 

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LES 12 SALOPARDS (1967)

10 Janvier 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma

Film de guerre devenu culte, copié par beaucoup, mais jamais égalé, les 12 salopards restera pour certains un bon film de guerre et pour d'autres un grand film antimilitariste, réalisé par Robert Aldrich.

 

Réalisateur un peu oublié qui réalisera 4 grands films : « Vera Cruz », « Bronco Apache » (premier film ou les Amérindiens sont montrés d'une manière positive), « En quatrième vitesse », polar très noir, « Le Grand Couteau », œuvre cruelle et mortifère sur le monde hollywoodien.

 

Puis, il ira se perdre dans les productions étrangères telles que : « Sodome et Gomorrhe » en collaboration avec Sergio Léone, avant de se reprendre et de tourner les 12 Salopards.

 

L'histoire est simple, 12 militaires ayant commis des crimes sur le sol britannique se voient proposer en échange de leur condamnation (à mort, perpétuité ou longues peines) une amnistie, mais, ils doivent pour cela effectuer une mission suicide en France.

 

Le film s'articule autour du Major Reisman (Lee Marvin), de sa relation tendue avec l'état-major et surtout avec les 12 salopards, Lee Marvin est dans son rôle extrêmement à l'aise et surtout d'une rare subtilité, lorsqu'il propose à 4 des salopards, la mission, son discours s'adapte à chacune des personnalités qu'il croise, on ne traite pas de la même manière Victor Franco (John Cassavetes), Jefferson (Jim Brown), Magott (Telly Savalas) ou Wladislaw (Charles Bronson),

 

Il prend plaisir à casser Victor Franco, truand de Chicago, grande gueule individualiste, lorsque celui-ci refuse d'obéir aux ordres lors de la première prise de contact dans la cour de la prison.

 

Reisman sait très bien que les 12 veulent surtout sa peau avant celle des allemands, donc, pour éviter d'être la première cible, il décide de créer une unité, un groupe en leur faisant construire leur baraquement et leur camp d'entraînement, il espère ainsi les amener à ne faire qu'un.

 

Et Franco ne tarde pas à devenir un peu la tête de Turc du groupe, par sa tentative ratée d'évasion où il met en péril la vie des autres, puisque si l'un d'entre eux s'évade, les autres purgeront immédiatement leurs peines ou seront exécutés, après une bonne correction que lui donne Jefferson et Wadislaw, Franco sera bien obligé de se calmer.

 

Le plus effrayant du groupe est quand même, Maggot, le rôle devait échouer à Georges Kennedy, mais, ce fut Telly Savalas qui en hérita et transforma son personnage de pervers sadique en un être dément se croyant investi d'une mission divine. Maggot ne supporte ni la présence des prostituées, ni que ses camarades ne soient pas condamnés, il s'exclut par la même du groupe, durant la mission, on peut le voir, qui erre l'air détacher à côté des autres, comme étranger à l'action dont il doit prendre part et c'est par sa faute que la mission rate, lors du meurtre de la femme dans le château qui sert de lieu de délassement aux officiers allemands, Maggot tentera même d'abattre ceux de son propre camp.

 

Si les autres salopards restent des ombres, des visages interchangeables, on remarquera deux acteurs aux jeux totalement différents, l'imposant Samson Posey (Clint Walker) et surtout, Vernon Pinkley (Donald Sutherland), Sutherland joue le rôle du nigaud de service et il le fait très bien, mais, là ou le talent de Sutherland éclate, c'est lorsque sale et débraillé, Reisman l'oblige à jouer les généraux, lors de la revue dans le régiment du Colonel Everett Dasher-Breed (Robert Ryan), officier dédaigneux et tellement sur de lui, que Reisman hait, car, il représente à ses yeux, le pire du pire des officiers, celui d'opérette.

 

C'était Clint Walker qui devait jouer cette scène, mais, incapable d'y mettre la distance nécessaire, ce fut Sutherland qui le fit au débotté.

 

La fanfare qui démarre tonitruante à chaque instant donne à cette scène un côté dérangeant, c'est l'armée qui est moquée, la revue par un Pinkley hilare et surtout, impertinent, loin de son image de grand nigaud qu'il traîne en permanence, met en avant Sutherland, incroyable aussi dans la scène de la cigarette ou déguisé en allemand, il est incapable de comprendre que le soldat veut du feu. C'est par ailleurs grâce à ces scènes que Sutherland fut choisi pour jouer dans M*A*S*H.

 

Notons la présence du seul salopard du groupe qui n'est ni un violeur, ni un voleur, encore moins un fou dangereux, Wadislaw alias Charles Bronson, déjà vu dans " La Grande Évasion ", Charles Bronson refusa tout d’abord le rôle et finit par l'accepter un peu contraint, ce qui explique son attitude taciturne tout au long du film, d'ailleurs, durant le tournage, il communiqua très peu aussi bien avec l'équipe technique qu'avec les autres comédiens.

 

C'est grâce à cela que Wadislaw est l’un des rares personnage « normal » du film, son refus de répondre au test psychologique avec Ralph Meeker en psy dépassé par les événements, Wadislaw est de ce fait, le seul « salopard » à survivre, il a tué son officier qui tentait de fuir sous la mitraille en abandonnant ses hommes derrière lui, la fin est justement hollywoodienne, la morale est sauve, il ne reste que trois survivants : Marvin, Jaeckel et Bronson.

 

Deux officiers de valeur et un « salopard » dont la rédemption était obligatoire, car, il rentrait dans le cadre de l'homme de devoir qui avait cru agir pour le bien de ses hommes, qui aurait pu espérer la survie d'un truand comme Victor Franco ?

 

On pourrait comparer le personnage que joue Marvin à celui de Wadislaw, Reisman n’est-il pas choqué par la pendaison du début ? Reisman n’est-il pas un homme en révolte contre sa hiérarchie ?

 

Ayant eu des problèmes d’insubordination ? Une simple pichenette aurait pu l’envoyer à la place de l’un des salopards, n’oublions pas la présence d’Ernest Borgnine, en général plus salopard que ceux qu’ils condamnent à une fin certaine, un homme totalement immoral, mais, pour gagner la guerre ne faut-il pas se comporter d’une façon aussi immorale que celle de l’adversaire.

 

Le héros se doit d'être politiquement correct, nous sommes vers la fin des années 60 et le monde change, plus tard, quelques réalisateurs mirent en avant des héros bien peu conventionnels, comme Arthur Penn et son oeuvre « Bonnie and Clyde », « Guet-apens » avec Steve Mcqueen les hors-la-loi contre la société ou la morale brutale et cynique de « Taxi Driver » de Scorcese, l'homme de bien ou plutôt l'homme qui suit son propre code de l'honneur, le héros n'est pas forcément celui que l'on croit.

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LE CLUB DES 27.

2 Janvier 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Musiques

 

27, un chiffre anodin et pourtant, il ouvre la porte d'un club un peu particulier, celui des 27.

Le « Club des 27 » est constitué exclusivement de chanteurs et chanteuses, mais, qui ont tous un point commun et qui n’est pas le moindre, c'est d’être tous morts à l'âge de 27 ans.

Nous y voilà, la dernière personnalité à y être entrée bien malgré elle, c'est la grande Amy Winehouse en 2011, elle serait décédée d'un abus d'alcool.

Je sais, je commence par la fin, donc, commençons par le début et le premier a inauguré ce funeste club fut le chanteur de blues Robert Johnson. En 1938, il mourut brutalement, sur son acte de décès, aucune précision sur sa mort, on ne sait donc pas, s’il succomba des suites de la Syphilis, d'une pneumonie ou bien empoisonné par un mari jaloux.

Les légendes partent toujours d'une histoire bien réelle et souvent pas très glamour.

Mais, à ce que raconte la légende, Robert Johnson aurait rencontré en personne le Diable, au croisement de deux routes, il lui aurait vendu son âme en échange d’une grande agilité à la guitare, en fait, il avait emprunté cette histoire surnaturelle à un autre joueur de blues, Tommy Johnson.

En réalité, la vérité est toute autre, il aurait travaillé très dur pour devenir un as de son instrument, la plupart de ses chansons font par ailleurs référence au Diable, à la magie et au surnaturel.

Beaucoup de musiciens et groupes s'inspirèrent de lui, comme Led Zeppelin, Muddy Waters, Éric Clapton & les Rollings Stones, dont l'un des pères fondateurs Brian Jones devint le second membre du « Club des 27 », en se noyant dans sa piscine en 1969, sachez que l'enquête ouverte à l'époque est toujours d'actualité, l'accident comme le suicide ne furent pas prouvés, les autorités judiciaires pencheraient pour un meurtre, c'est donc un dossier non-classé.

 

Les honorables membres de ce « Club » sont les plus célèbres des artistes comme : Jimmy Hendrix (overdose), Janis Joplin (overdose) , Jim Morrison (crise cardiaque), Kurt Cobain (suicide par arme à feu).

Mais, il y en a de moins connus qui ont eu un sort tout aussi funeste et voici la liste non-exhaustive des défunts :

Alan Wilson (overdose)

Ria Bartok (incendie)

Les Harvey (électrocution sur scène)

Ron Mckernan (alcoolisme)

Dave Alexander (oedeme pulmonaire)

Peter Ham (pendaison)

Gary Thain (overdose)

Evangelina Sobredo Galanes (accident de voiture)

Chris Bell (accident de voiture)

Jacob Miller (accident de voiture)

D. Boon (accident de voiture)

Peter de Freitas (accident de moto)

Mia Zapata (violée et assassinée)

Kristen Pfaff (overdose)

Jeremy M.Ward (overdose)

Denis Wielmans (accident de voiture).

Tous morts à 27 ans, sombre malédiction ? Hasard ? J'ai remarqué, mais, là aussi, c'est tout simplement une coïncidence qu'il n'y a aucun décès en janvier et novembre, par contre, les autres mois oui, avec un pic en juillet avec 4 décès, suivi des mois de mars, mai et décembre avec 3 décès chacun. Les autres mois se contentant de 2 morts en moyenne, sauf février avec 1 décès, cela fait quand même un total de 23 morts.

Étrange ou pas ? Avez-vous un avis sur la question ? À vrai dire, je ne sais pas, disons que beaucoup de personnes meurent à 27 ans, dans toutes les professions sans que l'on y voit une quelconque malédiction, la plupart d'entre eux évoluaient vers la fin des années 60/70, l'usage des drogues étaient alors très populaires, la dope, c'était pour certains un fond de commerce très lucratif, la période hippie était propice à tout cela, combien de jeunes périrent d'overdose et pourquoi le talentueux et très perturbé Sid Vicious n'en fait pas parti ? Il est mort bien trop jeune ou trop vite.

Tout comme Eric Clapton, lui aussi amateur des drogues dures, pourquoi n'y est il pas entré ? Mick Jagger et bien d'autres non plus.

C'est un club inaccessible pour certains, on ne peut pas dire qu'il n'y ait que les talentueux, je dirais qu'il y a dans ce club que les moins chanceux des artistes, ceux qui brûlèrent leurs vies par les deux bouts, ceux qui comme n'importe quel quidam eurent des accidents de la route ou d'autres déboires inhérents à nous tous, pauvres mortels.

Pour finir, je n'oublierais jamais le clip d'Amy Winehouse « Back to Black », un clip en noir et blanc où on la voit se préparer pour un enterrement et c'est celui de son Coeur, j'avais eu lors du visionnage, une très mauvaise impression, j'y voyais sa propre mort, il était pourtant clair qu'elle ne vivrait pas très vieille, si elle continuait à ce rythme infernal, cela sentait l'angoisse, le désespoir, Amy donnait le vertige à l'instar de Janice.

Le Club des 27 ou un club de personnes qui n'étaient que des êtres humains et c'est tout.

 

 

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C'EST BIENTÔT NOËL, VOUS ALLEZ ÊTRE GÂTÉ …

19 Décembre 2017 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #société

 

Je le sais et vous le savez, nous approchons à grand pas de Noël, encore 5 jours et nous y serons, et comme d'habitude cela va être votre fête, vous n'êtes pas content ? Pas satisfait ?

Si vous vivez encore chez vos parents, vous comprenez très bien de quoi je parle.

Alors, laissez-moi vous raconter ces merveilleux moments de joie que sont les fêtes de fin d'année vue par la TV.

Je vous vois d’ici saliver devant le programme des réjouissances, parce que oui, il y a de quoi saliver entre les sempiternelles rediffusions que nous aimons tous, Fantomas (bon, là, c'est plutôt sympa), les vieux films de cape et d'épée avec Jean Marais (je ne critique pas non plus) et surtout la série romanesque « Angélique, marquise des anges », qui dès votre plus tendre enfance, vous a ouvert à l'univers torride de l'érotisme prépubère.

En parlant d’érotisme, le concours des Miss France vient de s’achever, étrange époque, ou on continue à faire défiler des jeunes filles en talon et bikini, tout en faisant semblant de s’intéresser à leur quotient intellectuel, vous aussi, cela vous interpelle.

Et vous l’imaginez déjà votre soirée de Noël assis devant la traditionnelle dinde fourrée aux marrons, avec le poste de TV allumé en permanence, quasiment le treizième convive, c'est pas bath les soirées en famille ? (bath expression usitée dans les années 60 et que votre tonton Jules utilise encore) tiens parlons en de tonton Jules qui n'hésitera pas entre deux rondelles de saucisson et son troisième pastis de vous faire remarquer avec une classe infinie (Ah ouais vous les djeunes, vous connaissez rien à la vie, toi avec ta coupe de douille et ta chemise à carreau t'as l'air d'une tafiole) Dis comme cela, c'est peut-être un compliment, du moins, vous l'espérez, mais, vous ne voyez pas votre chance ?

Entre l' éternel bêtisier que vous présentent la starlette qui louche avec le gendre idéal de la TV, vous allez passer une bonne soirée, après vous vous taperez l'habituel conte de noël ou même les méchants deviennent gentils.

C'est beau la famille, surtout quant vous n’avez rien, mais vraiment rien à leur dire et que pour eux, tous vos potes sont soit des voyous, soit des bons à rien, voir les deux, vous n'échapperez pas à la vision dantesque de votre tante en robe de mousseline verte qui twiste au milieu du salon style année 70, c’est-à-dire dans les tons oranges et cuir pleine fleur, c'est cela les fêtes de famille aussi, un voyage dans le temps en permanence.

Pour la nouvelle année, si vous avez de la chance et des potes pas trop dans la dèche, vous savez ou squatter, bon dans le cas contraire, si le réveillon, c'est un paquet de nouilles et une boite de thon pour 10, c'est qu'il y a un sérieux malaise, vraiment, c’est que vous n’avez pas le bol, et bien, vous devrez subir que vous le veuillez ou non, des émissions pas du tout formatées ou des chanteurs de fêtes foraine viendront vous éclater les tympans.

Passons, que si dans votre famille ils sont vraiment sadiques, vous aurez le privilège de la galette des rois (oui, vous vous en souvenez encore, de la fois où il avait fallu appeler les pompiers, car, votre petite-nièce avait coincé dans sa glotte, la fève), bon souvenir hein ?

N’oublions pas que pour bien débuter l’année, vous aurez le concours de l'Eurovision, mot qui vous met en transe, plus de deux heures trente de chorégraphies improbables, de chansons avec des textes incompréhensibles pour certaines, car, vous ne parlez pas Finlandais, de costumes bariolés à faire gerber Disney, le pire, c'est bien entendu le comité français qui a oublié seulement plusieurs choses, en premier de chanter en anglais, la plupart le font pourquoi pas nous ?

D'envoyer des artistes qui sachent vendre le truc, sur un air entraînant de préférence, l'Eurovision, ce n'est pas fait pour vendre des trucs à texte, on s'en fout, du rythme, une belle gueule, une chorégraphie sympa et puis basta, yo mec, sinon, on n'aura plus qu'à envoyer les Petits chanteurs à la croix de bois.

Comme vous le voyez, vous allez passer de supers fêtes, espérons que Papa Noël vous apportera ce que vous voulez et que tout vos vœux se réaliseront, soit béni mon fils et Joyeux Noël.

 

 

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