Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Objectif Média Web

LE CASSE (1971)

27 Février 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma

Qui ne connaît pas Belmondo ? Et qui ne connaît pas le Casse ? Lève le doigt.

 

Quatre personnes débarquent à Athènes, trois hommes et une jeune femme, il y a Renzi (Rénato Salvatori), Ralph (Robert Hossein), Hélène (Nicole Calfan) et pour finir Azad (Jean-Paul Belmondo).

 

Ils ne viennent pas faire du tourisme en cette période hivernale, ils sont là pour voler la collection d'émeraude de monsieur Tasco (José Luis de Villalonga), un très riche homme d'affaires.

 

Vous retrouverez Belmondo, tout à fait à l'aise dans le rôle d'Azad, un voleur au grand cœur et qui se trouve confronté à un policier corrompu et sadique, Abel Zaccharia alias Omar Sharif, celui-ci d'ailleurs fait une composition incroyable, il joue de son charme, bien qu'affable, il est un formidable salopard, Sharif est bien loin de ses rôles romanesques habituels comme le Docteur Jivago ou l'archiduc Rodolphe dans Mayerling.

 

Le cambriolage qu'Azad réalise avec une technicité frôlant la perfection, dans une scène quasi-chirurgicale, sous l’œil admiratif de Ralph, n'oublions pas le grain de sable dans le mécanisme parfait de l'opération, la venue inopinée de Zacharia, qui sait d'instinct qu'Azad n'est pas garé devant la maison de Tasco par hasard, qu'il n'est pas un représentant en jouets pour enfants.

 

Et puis enfin l'autre gros hic, l'avarie du cargo qui devait les emmener tous le même jour loin de la Grèce. Ils sont piégés, piégés dans un pays qu'ils connaissent plutôt mal, sauf peut-être Ralph qui a préparé le coup dans une annexe contenant des articles de farce et attrape.

 

Il y a aussi la poursuite entre lui et Zacharia, cette course-poursuite n'est pas sans rappeler celle de Bullit avec Steve Mcqueen, les deux acteurs furent par ailleurs doublés pour celle-ci, non, ce n'est pas Belmondo qui conduit, mais, Rémy Julienne.

 

Le réalisateur, Henri Verneuil filme rarement les monuments, on n'est pas là pour faire du tourisme, nous sommes dans un pays moderne, bien loin des mythes d'Homère.

 

Étrangement, Azad restera quand même un peu froid au charme de la dame, préférant celui d'Hélène, sa petite protégée, mais qu'il aime depuis toujours, bien qu'il ne se l'avoue pas, Azad reste un personnage romantique, une espèce d'Arsène Lupin, sans réelle duplicité, à l'inverse d'un Zacharia très pragmatique dans sa détermination à posséder enfin les émeraudes.

 

La scène où ils terrorisent Renzi et Ralph, reste effrayante, il les pousse dans leur dernier retranchement pour leur faire avouer ou sont cacher les émeraudes, or, si avec eux, il peut se permettre autant de violences, il sait qu'avec Azad, il n'obtiendrait rien, celui-ci lui dirait n'importe quoi.

 

Malheureusement, il blesse Ralph et tue Renzi qui tentait de fuir, bien entendu, il se rend bien vite compte de son erreur et que les deux hommes ne savaient rien, il s'empresse de retrouver Azad dans un restaurant pour touriste, ou notre ami tente de manger un classique steak-frites avec salade.

 

Et là, face à une table bien garnie de plats Grecs, Zacharia tente de l'amadouer, Azad lui propose fifty-fifty, mais l'autre refuse, il veut tout, Tasco lui ayant fait miroiter une somme rondelette, mais pas suffisante pour son appétit démesuré, Zacharia aime l'argent et il a pris des goûts de luxe depuis qu'il fréquente les voyous, comme, il dit d'un ton méprisant « les gens de votre espèce » à Azad, alors qu'il ne fait pas mieux, mais, bien pire que ces gens-là.

 

C'est l'arrivée inopinée de Ralph sanglant qui mettra un terme au débat entre les deux protagonistes.

 

Zacharia à son tour piégé dans le même endroit où il a tué Renzi, par Azad et Ralph, dans une mise en scène rappelant ce qu'il a fait subir à ses deux amis, la fausse arme qu'Azad détruit, en l'écrasant, la vraie qu'il jette sur la table de ping-pong et que Zacharia ramasse sans vérifier que le chargeur est en fait vide, il sera finalement assommé par les deux compères, qui pourront prendre la fuite.

 

Zacharia homme sans scrupules qui tentera de jeter dans les bras d' Azad, la sculpturale Lena (Dyan Cannon), patronne d'une boite au nom sans équivoque « Éros ».

 

Lena qu' Azad rencontre au bar du Hilton, d'où il appelle Hélène qu'il a rapidement mise à l'écart de la ville dans une de ses nombreux hôtels des îles Grecques, Lena toujours présente lorsque la police investie le somptueux hôtel, en fait, c'est elle qui a appelé les forces de l'ordre sur les ordres de Zacharia.

 

Comment ne pas se souvenir de la fuite d'Azad sur le toit d'un autocar, au milieu de la circulation d'Athènes, de la tentative de Zacharia de provoquer sa chute en le frappant à coup de portières, finalement, il échappera de peu à la police en s'embarquant sur un camion déchargeant des gravats dans une carrière.

 

Il se réfugie chez la belle Lena ou il découvrira que celle-ci est une très proche amie de Zacharia qui tolère moyennant finance le spectacle érotique de L'Éros.

 

C'est par ailleurs avec elle qui recherchera Hélène prête à jouer la fille des airs avec un bellâtre grec, bien entendu, c'est au poing qu' Azad gagnera le cœur de la belle qui n'attendait que cela.

 

La fin, peut-on la raconter ? Une dernière confrontation entre le voleur et le méchant policier, Zacharia perdra la partie.

 

Que peut-on dire de ce film ? Efficace, réalisé d'une main de maître, on ne s'ennuie pas un seul instant, il y a du sentiment, de l'action, un peu d'érotisme, des personnages bien trempés, on pourra reprocher au réalisateur, un manque de profondeur de certains personnages comme ceux de Renzi et de Lena, il faut comme toujours des mobiles pour qu'un personnage existe, Ralph reste aussi très mystérieux qui est il pour Azad ?

 

Tout est faux semblant, les jouets dans le coffre de la voiture, la scène du cabaret qui tourne, les émeraudes qui sont certainement fausses, les vraies se seraient brisées dans la dernière scène, la fausse arme que manipule Azad, les gens paraissent ce qu'ils ne sont pas, tout est faux semblant, renversement des valeurs.

 

N'oublions pas la musique inoubliable d'Ennio Morricone, le générique très spécial à la Maurice Binder ou Saul Bass.

Le film est tiré d'un standard du roman noir : The burglar de David Goodis.

 

Le casse était un remake du « Cambrioleur » de 1957, réalisé par Paul Wendkos. Ce film (que je n'ai pas vu) serait beaucoup plus proche du roman que celui réalisé par Henri Verneuil.

 

 

 

 

Lire la suite

LA GRANDE MENACE (1978)

20 Février 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma Fantastique

Dans un appartement londonien, un homme, John Morlar (Richard Burton) est retrouvé mort, du moins, c'est ce que pensent les enquêteurs parmi lesquels se trouve l'inspecteur Brunel (Lino Ventura), un Français détaché temporairement auprès de la police britannique.

 

Étonnamment, Morlar bien que très grièvement blessé à la tête, est toujours vivant, il est emmené d'urgence à l'hôpital, Morlar est maintenu en vie, bien que son activité cérébrale reste à peine perceptible.

 

Brunel s'investit dans cette affaire, qu'il trouve étrange, vu que le vol n'était pas le mobile, alors pourquoi tenter de tuer un romancier renommé ?

 

Il découvre bien vite que l'homme vivait coupé du monde extérieur et ne rencontrait que son psychiatre le docteur Zonfeld (Lee Remick) a qui il se confiait.

 

Brunel demande à celle-ci de l'aider à reconstituer le puzzle de la vie de John Morlar, car, le meurtrier devait forcément être une connaissance de celui-ci, sinon, il ne l'aurait pas laissé pénétrer chez lui.

 

Le docteur Zonfeld accepte et Brunel découvre peu à peu la véritable personnalité de Morlar.

 

Morlar, fils unique d'un couple névrosé et bizarre, composé d'une mère castratrice et d'un père faible, des parents qui ne lui donnaient aucune affection, les Morlar sont sur une falaise, le père a garé la voiture et le couple regarde la mer, John est assis loin derrière eux et son opinion sur ses géniteurs est sans appel, il voudrait les voir disparaître, étrangement, le frein à main de la voiture se desserre et celle-ci roule alors lentement, mais sûrement vers le couple qui ne se doute de rien, puis, d'un coup, ils se retournent et voient le véhicule arriver sur eux, ils se mettent à courir poursuivi par la voiture devenue folle et finissent par sauter dans le vide, John est maintenant seul.

 

John est recueilli dans un orphelinat, mais, si la vie avec sa famille n'était guère folichonne, celle d'un endroit pareil non plus, c'est un enfant rêveur qui ne suit pas trop les cours, et un jour, alors qu'il contemple par la fenêtre, les feuilles qui sont rougies par l'automne, emportées par le vent, son professeur le ramène à la dure réalité et lui demande ce qu'il regarde, John le lui dit sans penser à mal, le professeur décide de le punir en lui faisant ramasser toutes les feuilles mortes, et cela sous la pluie.

 

John s'exécute, et il doit se rendre ensuite à la chaufferie, pour brûler les feuilles dans la chaudière, John le fait, fixe les flammes puis laisse la porte de celle-ci ouverte, l'orphelinat prend feu et son professeur qui l'avait puni péri dans les flammes avec son fils, ainsi que quelques camarades.

 

John survit, grandit et devient Richard Burton, non, avocat, un brillant défenseur qui défend un jeune homme, poète à ses heures, un jeune homme qu'il apprécie beaucoup, mais, le juge McKinley (Robert Flemyng) se montre intraitable et condamne le prévenu. Morlar fixe le magistrat d'une manière si gênante que tout le monde reste surpris, le condamné se suicidera en prison et le juge mourra d'une inattendue crise cardiaque.

 

Morlar épouse Patricia (Marie-Christine Barrault), mais, son bonheur est de très courte durée, ils ont eu un enfant, un monstre qui n'a pas survécu à sa naissance, le couple se désagrège et un soir, lorsqu'il rentre dans sa belle maison, sa femme est là, mais, son amant aussi, Edward Parrish (Jeremy Brett), ils le traitent avec mépris, tout les deux sont en habit de soirée, Morlar ne sera pas de la fête, ils partent et malheureusement pour eux se tuent en voiture.

 

Morlar se retrouve encore une fois seul.

 

Brunel comprend tout à fait la misanthropie du romancier, qui n'aurait pas fermé la porte aux autres, après de telles souffrances ? Alors, qui a voulu le tuer ? Puisque la plupart des gens de son passé sont morts ? Qu'il n'a pas d'amis ?

 

Questions sans réponse, mais, Brunel en compulsant le journal de Morlar et en suivant les indications de son psychiatre, découvre que tous ces accidents sont le fait de Morlar, celui-ci serait doté de pouvoirs télékinesiques extrêmement puissants.

 

En tout cas, c'est ce que pensait l'écrivain, Brunel reste dubitatif, mais, d'autres faits, l'amène à croire sérieusement que Morlar est responsable du crash d'un avion de ligne au cœur de Londres et de la mort d'un équipage d'astronautes.

 

Morlar est toujours dans le coma, mais, son activité cérébrale reste toujours présente et d'un coup s'emballe, et c'est la cathédrale de Minster qui est la cible de l'écrivain, lors d'une cérémonie avec la reine, Brunel comprend alors que Morlar ne veut pas ou ne peut pas mourir, il s'accroche à la vie et à son œuvre de destruction.

 

Brunel se rend en catastrophe à son chevet, le débranche, en vain, il est toujours vivant, Morlar arrive même à écrire d'une main hésitante le nom d'une centrale nucléaire, sa prochaine et définitive cible.

 

Fin de l'histoire.

 

Une seule question se pose : mais qui a tenté de tuer Morlar ?

 

Je n'y répondrais pas, un seul conseil : regardez le film.

 

Ce fut pour Lino Ventura sa seule incursion dans l'univers du fantastique, lui et Burton n'ont aucune scène en commun, sauf, peut-être celle de l'hôpital.

 

Le film est à la fois un thriller fantastique et une enquête policière, Morlar n'apparaissant que dans des flash-back, bref, l'univers de celui-ci n'est que purement subjectif, est-il réellement capable de provoquer des catastrophes ou tout ceci n'est que le fait du hasard ?

 

Morlar a une relation avec le monde quasi-épidermique, il déteste l'hypocrisie ambiante et la malveillance, Morlar est une victime de ce monde. Donc, a-t-il réellement du pouvoir sur ce qui l'entoure ou est-ce une illusion ?

 

Brunel reste un personnage ancré dans le moment présent, un homme tangible qui ne croit pas au merveilleux, Zonfeld reste sceptique, bien qu'elle admette que le pouvoir de Morlar puisse être réel.

 

Le film date un peu, très années 70, bien que Jack Gold soit un solide artisan, il reste un bon film, agréable à regarder, certainement pas du niveau de l'Exorciste, sorti en 1973, regardez-les et vous verrez la différence..

Le film fantastique est un sacré exercice de style, il faut rester rigoureux, sinon, cela vire au grand-guignol très rapidement.

 

Ventura est comme à son habitude parfait, investi dans son rôle, tout comme Remick et Burton.

 

Burton dont le regard hypnotique restera gravé dans toutes les mémoires.

 

Le titre original était «The Medusa Touch », n'oubliez pas que Méduse avait le pouvoir de vous transformer en statue de pierre, si vous aviez le malheur de croiser son regard.

Lire la suite

SODOME ET GOMORRHE (1962)

13 Février 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma

 

Deux réalisateurs pour un film, Sodome et Gomorrhe réalisé par Robert Aldrich et Sergio Leone, collaboration hautement improbable entre un vieux routier de Hollywood, réalisateur de films très sombres et Sergio Leone, futur pape du western spaghetti et qui avait réalisé l'année précédente, l'admirable « Colosse de Rhodes » avec Léa Massari et Rory Calhoun, l'un des meilleurs souvenirs de tournage de Leone par ailleurs.

 

Qui ne connaît pas l'histoire de Loth, et la destruction des célèbres deux villes ? Mais, qui bon sang !!

 

Mais, comme nous sommes à Cinecitta, il faut bien s'attendre à quelques « petits » arrangements avec la Bible.

 

Sodome et Gomorrhe sont gérées par une reine, la perfide Berah (Anouck Aimée) et son non moins arriviste de frère, Astaroth (Stanley Baker), si l'un veut garder le pouvoir et gouverner pépère, le second veut étendre son royaume à toute la région et surtout, buter sa frangine. C'est beau l'amour fraternel.

 

La scène d'ouverture donne le la, sur le mode de vie des habitants des deux villes, plaisirs et voluptés, des corps entrelacés après une orgie ou le vin a coulé à flot, Astaroth donne l'ordre à l'une des favorites de sa sœur, de se rendre chez les Elamites qui devront l'aider à virer la queen, pour le placer sur le trône et enfin, s'associer avec ce peuple très guerrier.

 

Si la jeune fille arrive à transmettre le message, elle est rattrapée par la garde de Berah, torturée, elle reste muette et finit étouffée par un aveugle.

 

Loth (Stewart Granger) erre avec son peuple dans le désert et prie « Jehovah », bon, moi, je veux bien, parmi les siens, bien entendu, il y a celui que l'on devine aisément être le traître de service Melchior (Rick Battaglia), qui pousse les autres à se révolter, surtout pour la distribution de l'eau, eau qui est destinée aux malades, enfants et vieillards, après une petite baston entre Loth et Melchior, Loth usant de sa houlette comme Bruce Lee du nunchaku, il calme les ardeurs de l'impétrant et finalement, décide d'emmener tout le monde chercher de l'eau, parmi, ceux qui le suivent, il y a Ismaël (Giacomo Rossi Stuart) l'amoureux d'une des filles de Loth : Maleb (Claudia Mori), l'autre étant la très sculpturale Shuah (Rossana Podesta), une actrice qui joua très souvent dans des péplums, la belle Rossana avait par ailleurs un magnifique profil grec.

 

Loth finit par tomber sur une oasis, dont l'eau est impropre à la consommation, c'est ce qu'il apprend de la bouche d'une ravissante jeune femme en litière, Ildith (Pier Angeli), elle et sa garde s'en retournent vers Sodome et Gomorrhe, elle ramène dans ses bagages des esclaves, ce qui choque Loth, il lui avoue qu'il a rasé sa barbe, car, sa femme est morte, ce qui fait rire Ildith, après tout perdre une femme n'est pas grave, puisque l'on peut en retrouver une autre, on sent bien qu'à Sodome et Gomorrhe, le néo-libéralisme à de belles heures devant lui.

 

Bref, on découvre que si certains mènent la grande vie dans les deux cités, les autres sont des esclaves, maltraités et tués, lorsqu'ils sont hors d'usage, c'est là dans un charnier que Loth découvre un vieillard qui essayait en vain de réveiller les consciences de ses concitoyens, Alabias (Fédor Chaliapine junior).

 

L'histoire passe de la romance à la comédie, Ildith est laissée en cadeau par Berah à Loth, bien qu'elle était une esclave, Ildith était bien traitée, un objet de plaisir, parfumé et magnifiquement vêtue, Loth lui explique que pour être libre, il ne faut dépendre de personne, et le travail permet justement d'exercer son libre-arbitre, même si le labeur est difficile.

 

Elle devient l'amie de ses filles, surtout de Shuah, jeune femme autoritaire, en manque de repaire féminin, toujours en opposition avec son père qu'elle juge trop autoritaire, Maleb, quant à elle, est plus réservée, bien qu'elle accepte d'épouser Ismaël, elle ne saute pas pour autant de joie à l'idée de ce mariage, Loth finit par être obnubilé par Ildith, les scènes où ils parlent de sentiments, l'approche subtile de Loth vers elle, sa solitude pèse à Loth et de ce fait, avant même leur arrivé à Sodome et Gomorrhe, l'histoire met en exergue que leur famille est en crise.

 

Une vraie crise, ils tournent en rond, Ildith avec ses connaissances, sa fraîcheur, elle est totalement différente des autres femmes du clan, elle ne se fait pas à la vie des Hébreux, qu'elle trouve triste, rabat-joie, en butte aux critiques des autres femmes du groupe, si les gens des cités ne sont pas parfaits, les Hébreux n'échappent pas à la règle non plus, personne n'est parfait, chacun ayant ses préjugés.

 

Loth se décide à faire des affaires avec Berah et fait rentrer le loup dans la bergerie sous les traits d'Astaroth, qui séduit très rapidement Shuah, en mal d'aventures, Astaroth qu'elle soigne après que ce dernier ait pris une correction, après avoir poursuivi des esclaves qui fuyaient leurs maîtres.

 

Bon, Loth épouse Ildith, les Hébreux se battent contre les Élamites qu'ils pulvérisent, la reine Berah qui connaît par cœur les règles du pouvoir envoient auprès de Loth, la section qui devait la faire périr sur les ordres de son frère.

 

Finalement, les méchants détruisent le campement des Hébreux ce qui obligent Loth à envoyer les femmes et les enfants avec Ildith en tête vers les deux villes maudites. Melchior qui avait tourné casaque et trahi Loth meurt brûlé, en clair, il ne nous manquera pas tellement.

 

Que se passe-t-il alors ? Astaroth abuse de Maleb, du moins, elle ne se défend que très mollement, Loth rentre en vainqueur auprès de Berah, il reste convaincu qu'il pourra convertir les sodomites à ses croyances, qu'il libérera les esclaves et que tout ira bien dans le meilleur des mondes.

 

Loth s'oublie dans une vie luxueuse, c'est Ismaël qui lui fait remarquer, que rien n'a changé, c'est même pire qu'avant, Shuah se peinturlure la face, Maleb sa future femme a honte de le regarder dans les yeux, les Hébreux ont perdu leur identité, ils ne sont plus que des consommateurs comme leurs hôtes.

 

Mais, Ismaël ne le convainc pas, Astaroth lui continue de comploter, il veut désespérément la place de sa sœur, et poursuit une relation tumultueuse avec Shuah, à qui il finit même par lui avouer sa relation avec Maleb.

 

Shuah se met en colère et gifle son amant, l'actrice très investie dans son rôle frappa réellement Stanley Baker, par ailleurs, on peut le voit porter les mains à son visage, visiblement décontenancé, puis, offre la jeune femme à son capitaine de la garde qui refuse, outragé, par le manque de respect du prince envers lui.

Astaroth reste un personnage intéressant, un homme ambitieux, immorale, capable de tendresse, quand, il embrasse le front de Shuah, un homme qui se connaît trop bien, en fait, Astaroth n'a aucune illusion sur lui-même, il est de tous dans une certaine mesure le plus honnête, il s'est déjà battu avec Loth et ce dernier avait eu le dessus, mais, il avait demandé à Shuah, s'il devait tuer son père ou pas, c'est un personnage beaucoup plus complexe.

 

Qui couche certainement avec sa reine de sœur, Berah, dans une scène ou les deux sont face à face, il lui mord le doigt et cela l'excite, à l'inverse, quand c'est elle qui le mord, il reste de marbre, la reine lui fait remarquer que cela ne lui fait plus rien, elle est surprise de voir dans le regard de son frère et ennemi du dégoût, du mépris.

 

On pourra noter la relation saphique qu'entretenait Berah avec Ildith, voir même la relation de celle-ci avec Astaroth, l'un passant à l'autre son petit jouet sexuel.

 

Loth, quant à lui est heureux, il ne voit rien, inconscient de la tempête qui se prépare, les esclaves décident de se révolter avec Ismaël pour chef, mais, le plan échoue et les esclaves sont abandonnés même par les Hébreux.

 

Et les choses se précipitent lors d'une fête somptueuse ou sont réunis nos protagonistes, Loth et Ildith, Shuah, Maleb, la reine Berah douce et souriante, qui flatte en permanence l'ego de Loth.

 

La mort des esclaves sur la place publique, le fait doucement sortir de sa torpeur et Astaroth n'hésite pas à dévoiler en public ses relations avec ses filles, il ne le ménage pas, ils finissent par se battre, Loth prend le dessus et pousser par la reine Berah, il tue Astaroth qui lui dira avant de mourir une parole censée, grosso modo « Par amour pour ton Dieu, ne me tue pas ». Le pire, c'est qu'Ildith le prévient, car, elle connaît bien tout les pièges de la cour.

 

Berah a simplement appuyé sur l'ego de Loth, sur son immense orgueil, il n'était pas obligé de tuer tous les Élamites, Shuah qui aimait sincèrement Astaroth lui dit la même chose, et Berah de l'achever en lui expliquant que ce sont eux les sodomites qui ont converti les Hébreux à leur mode de vie et de pensée, pas l'inverse.

 

Bon, Loth se condamne lui-même à la prison, et c'est en cellule que Dieu le contacte, par l'intermédiaire deux anges, ils lui expliquent que les habitants ont trop tiré sur la corde et qu'ils vont tous périr, et que la seule solution est de partir.

 

Loth a fait l'erreur de mettre l'amour de sa femme avant son amour de Dieu, et il s'est piégé.

 

Loth est divinement libéré avec Ismaël, ils sortent et devant les esclaves suppliciés, ils essaient de les prévenir de la destruction des cités, ils les supplient, si beaucoup l'écoutent, les autres se moquent de lui, mais, certains le croient et beaucoup le suivent, sa femme l'attend, Shuah l'invective, lui souhaitant de souffrir autant qu'elle, puis, ils partent, Loth rappelant à chacun qu'il ne faut surtout pas se retourner quoi qu'il arrive.

 

Ildith marche devant, entretenant un monologue intérieur, ou elle ne peut admettre qu'une telle chose puisse arriver, qu'un Dieu, qu'elle ne connaît pas, puisse détruire des cités millénaires, non, elle ne le peut pas, tout ce que Loth a fait, c'est seulement grâce à lui-même, alors, elle se retourne et voit la destruction totale des deux villes, bien entendu, elle est transformée en statue de sel, Loth hurle sa douleur et ses filles redeviennent les jeunes filles qu'elles n'auraient jamais dû cesser d'être.

 

Tous passent devant ce qu'il reste d'Ildith, Loth s'éloigne soutenu par Shuah et Maleb.

 

Les carrières de Stewart Granger et de Pier Angeli étaient en véritables chutes libres, le premier avait tourné dans des films prestigieux comme : les mines du roi Salomon, le prisonnier de Zenda, la croisée des destins, les contrebandiers de moonfleet, la dernière chasse, il eut quelques problèmes avec Darryl F. Zanuch qui détruisit la carrière de l'acteur, celui-ci l'ayant frappé, car, ce dernier avait tenté de coucher avec Jean Simmons, la femme de Granger.

 

Aldrich et Leone se partagèrent le travail, Léone réalisa la bataille contre les Élamites et le combat entre Loth/Astaroth, Aldrich avait d'autres vues sur le film, il voulait transposer la « dolce vita » mais, dans l'antiquité, il réussit à évincer Léone, et ainsi toucha son salaire, Leone laissa son nom au générique, pour que le producteur puisse toucher la prime de l'état, mais, la folie des grandeurs d'Aldrich ruina la production.

 

Ce film manque pour certains : d'âme ou d'identité, à vous de voir.

 

Lire la suite

L'ÉVADÉ D'ALCATRAZ (1978)

6 Février 2018 , Rédigé par Objectif Média Web Publié dans #Cinéma

Le scénario, tiré d'une histoire vraie, raconte l'évasion de 3 hommes de la célèbre prison dont on ne pouvait pas s'évader : l'île d'Alcatraz.

 

Rappelez-vous de l'arrivée en bateau, de nuit sous une pluie battante glaciale, du prisonnier Franck Morris (Clint Eastwood).

 

Siegel décrit avec froideur et recul l'univers carcéral, c'est une étude quasi-clinique de la vie en prison, comme Siegel ne peut pas jouer sur le côté spectaculaire de l'histoire, il mise tout sur la psychologie des personnages.

 

Morris est un homme froid, très intelligent, les frères Anglin, John (Fred Ward) et Clarence (Jack Thibeau) ont le même niveau que le sien, de plus, ils se connaissent, la première erreur du méprisant directeur de la prison Patrick MacGoohan, c'est d'avoir sous-estimé l'intelligence de Morris et la seconde, c'est que les frères Anglin aient été incarcérés au même endroit.

 

Bien que Morris se fasse des amis, comme Doc (Robert Blossom), un peintre, Réactif (Frank Ronzio), un homme âgé à lunettes ou English (Paul Benjamin), Morris est seul, c'est un solitaire qui parle peu, même quand sa cellule voisine accueille Butts (Larry Hankin), un prisonnier lambda, pas vraiment le bad boy destiné à finir sa vie à Alcatraz.

 

Morris est confronté aussi au pervers Wolf dont il repousse les avances sous la douche d'une manière abrupte, mais, son pire ennemi est sans aucun doute le glaçant directeur de prison (Patrick MacGoohan), détestable, hautain, il lui fait bien comprendre que tant qu'il sera sur le rocher, personne ne s'en échappera.

 

Siegel évite les clichés classiques sur la prison, n'oublions pas que c'est une histoire vraie, nous savons finalement peut de chose sur certains d'entre eux, sauf, pour le cas, d'English (légitime défense et double homicide) ou de Butts (vol de voiture).

 

Mais, il n'y a jamais de violence gratuite dans ce film, la violence est soit verbale, soit psychologique, à part deux scènes ou Morris se bat contre Wolf.

 

Les gardiens sont grossiers, les prisonniers peuvent être confinés dans leur cellule sans lumière, donc, ils ne peuvent pas lire. Ils peuvent être arrosés dans les cellules de confinement du quartier D, beaucoup se suicident ou se mutilent comme Doc, après que le directeur ait jugé que son portrait ne lui rendait pas honneur, Doc, ayant eu le malheur de le montrer tel qu'il est, un petit con arrogant. Réactif meurt d'une crise cardiaque dans le réfectoire, à cause du manque de respect du directeur qui broie entre ses doigts, une fleur de chrysanthème que lui et Doc avaient planté des années plus tôt sur le rocher

 

Siegel nous fait suivre pas à pas le travail de fourmi fourni par les 4 hommes sur une année pour s'évader du rocher, chaque bruit, chaque détail compte, la débrouillardise de Morris et des frères Anglin est particulièrement bien mise en avant, Butts ne fait que suivre, si eux « en sont », lorsque Morris leur affirme qu'il a trouvé un moyen de s'évader, Butts réplique mollement « qu'il veut se tirer », les Anglin sont déterminer à fuir et peu importe les risques, Butts n'est pas à proprement parlé un délinquant comme eux.

 

Morris a l'idée de créer des têtes de mannequins, de fabriquer des gilets et un canot de sauvetage, il arrive même à voler un ventilateur qui servira de perceuse, sous le nez et à la barbe des gardiens.

 

Sur les 4 hommes, 3 s'évadent, Butts reste dans sa cellule, incapable de prendre une décision ferme et tranchée, l'alarme n'est finalement donnée qu'à l'heure de l'appel, ils ont 8 heure d'avance, le directeur arrive sur Angel Island ou l'attend la police et son directeur adjoint, on a retrouvé le canot des évadés et rien d'autre, il trouve alors une fleur de chrysanthème sur un des rochers et demande si ces fleurs poussent sur cette île, la réponse est non, son adjoint lui demande alors, si les évadés sont toujours vivants, il répond que non, qu'ils se sont noyés.

 

Puis, jette la fleur qu'il a écrasée dans l'eau.

 

Le film s'arrête sur une seule question : ont-ils réussi ou pas ?

 

Sachez que pour la petite histoire, les acteurs ne furent pas doublés, lors des scènes d'évasion, le parcours était exactement le même que celui que les évadés avaient suivis. Beaucoup de scènes furent tournées la nuit, car, Alcatraz était depuis devenu un musée et les visites continuaient la journée, même durant le tournage.

 

Si Siegel nous offre une œuvre sans concession, d'une grande sobriété, la véritable histoire est encore plus palpitante.

 

Morris était en effet beaucoup plus jeune qu' Eastwood lors de son entrée à Alcatraz, il avait un casier judiciaire chargé, il avait été notamment poursuivi pour vente de drogue, attaque à main armée, c'était un spécialiste d'attaque de bijouterie, ses braquages étaient toujours très rapides et intelligemment mené, Morris possédait une intelligence supérieure, en effet son quotient intellectuel était de 133.

 

Morris avait aussi une autre spécialité, celle de l'évasion, dès qu'il était arrêté, il se faisait la belle et les frères Anglin n'étaient pas en reste non plus, Morris et les frères Anglin s'étaient plusieurs fois rencontrés dans les différentes prisons dont ils s'étaient tous évadés.

 

En fait, les Anglin étaient trois frères, c'était des braqueurs de banque, toute bonne chose ayant une fin, ils furent tous les trois arrêtés, Alfred, Clarence et John, ces deux derniers tentèrent de s'évader de la prison d'Atlanta, ils échouèrent et furent condamnés à 60 ans de prison pour tentative d'évasion, c'est par ailleurs dans cette prison qu'ils avaient croisé Morris qui lui avait réussi à s'échapper du même endroit avant d'être repris, et c'est comme cela qu'ils avaient tous fini par échouer à Alcatraz.

 

Alfred Anglin lui mourut en 1964 par électrocution, en tentant de s'évader de la prison d'Atlanta.

 

Alcatraz était une prison pour les prisonniers qui ne s'intégraient pas à la vie carcérale classique, il y avait donc de tout, des fous, des violents, des professionnels de l'évasion, des inadaptés sociaux, c'était un mélange improbable et hautement dangereux, la tension y était palpable, il faut noter qu'il n'y eut jamais d'exécution capitale sur place, si le détenu devait être exécuté, c'était toujours sur le continent à la prison de Saint-Quentin.

 

 

 

 

Donc, Morris et les frères Anglin se retrouvent à Alcatraz, là, sur une île, on ne peut pas aller plus loin, à moins de les envoyer sur une autre planète, et c'est là qu'ils rencontrent un autre prisonnier, Allan West, incarcéré depuis 1957 pour car-jacking, il connaît bien la prison, par ailleurs, sa cellule est contiguë à celle de Morris.

 

Allan West était un personnage peu sympathique, plutôt hostile et raciste. Allan West n'apparaît pas dans le film, son personnage plutôt falot est nommé Charlie Butts, mais, on peut aussi le retrouver sous le visage de Wolf. Plus loin, je vous expliquerais pourquoi.

 

Le vrai English, quant à lui se nommait dans la vraie vie, Bumpy Johnson, il était considéré comme l'équivalent noir d'Al Capone, il séjourna à Alcatraz de 1954 à 1963, après avoir été libéré, il retourna à Harlem où il décéda en 1968.

 

Si vous étiez dans les bonnes grâces de Bumpy, vous pouviez obtenir beaucoup de choses et peut-être que Morris bénéficiait des bonnes grâces de Bumpy.

 

Car, paradoxalement, toute la prison aurait été au courant du plan d'évasion des 4 !

 

C'est assez incroyable que les gardiens n'en n'aient jamais rien su, qu'ils n'aient rien vu, c'est assez étonnant ?

 

Alors pourquoi Allen West n'apparaît pas dans le film ? En tant que témoin, il était protégé, même s'il était encore en détention, par ailleurs, il est décédé en 78, l'année de sortie du long-métrage.

 

Et pourquoi n'est-il pas parti avec les autres, ce soir-là ?

 

Le trou qu'il avait fait était trop large et sa fausse grille bougeait trop, donc, les frères Anglin lui avaient proposé de réduire le trou juste assez pour que le carton-pâte tienne, en le plâtrant, mais, quand, il avait voulu sortir, le travail avait été trop bien fait et il n'avait pas réussi à s'extraire, car, le plâtre était trop dur, du moins, c'est ce que racontait un documentaire sur la fameuse évasion.

 

Allen West lâché par les autres, dut se résoudre à rester prisonnier, mais, il raconta tout aux gardiens et surtout au FBI, c'est lui qui leur expliqua que lui seul était le cerveau de l'affaire, que tout venait de lui, pas de Morris. Le FBI fut bien obligé de le croire sur parole.

 

La première erreur commise par les gardiens, c'était d'avoir fait nettoyé par West le couloir de service qui serpentait derrière les cellules, et c'est par hasard, que West avait trouvé des tournevis ou des couteaux à bois qui avaient servi lors de précédents travaux, il avait réussi à les dissimuler sur lui et à les ramener dans sa cellule, il avait mis Morris dans la confidence, et de là, ils avaient pu élaborer le plan de l'évasion, il est possible que Morris se soit servi de West pour y arriver.

 

Morris et les frères Anglin n'étaient pas des hommes particulièrement violents, par contre, West oui. Donc, il fallait peut-être mieux mettre West de son côté et lui laisser croire jusqu'au bout qu'il serait de la partie.

 

West aurait eu des tendances gay, par le passé, il aurait été condamné pour « sodomie ». C'est peut-être pour cela que le personnage du film se nommait Charly Butts, et les fesses en anglais, c'est buttocks.

 

De là, à supposer que West aurait été plus encombrant pour les autres, c'est un pas que je ne saurais franchir, selon, ce que j'avais cru comprendre, West aurait peut-être eu des vues sur Morris, du moins, c'est ce que l'on suppose.

 

Selon les dires de West, il n'allait jamais dans le couloir de service, lui, il faisait le guet de sa cellule d'où il surveillait les allées et venues des gardiens, l'un des frères Anglin et Morris s'y rendaient ou bien les deux frères. Étrange, qu'aucun d'eux ne se retrouva seul face à West.

 

Les enquêteurs sous-estimèrent beaucoup les évadés, West ne pouvait pas être le seul instigateur de cette évasion, car, le concepteur des gilets de sauvetage et du radeau était Morris, sur sa fiche, il y est clairement inscrit qu'il avait été matelot, donc, le côté maritime ne devait pas avoir de secret pour lui, par ailleurs, on trouva dans sa cellule, des magazines sur la marine, expliquant comment faire des nœuds d'amarrage ou comment construire un canot.

 

Je peux vous le dire, que le canot élaboré par Morris et ses camarades n'avaient rien à voir avec celui utiliser dans le film. De plus, ils auraient avec leur canot contourné l'île, puis volé un câble électrique pour s'amarrer à un bateau qui se rendait d'Alcatraz à la côte, ils se seraient fait remorqués. Ils se seraient servis de West en l'abandonnant pour qu'il parle de leur plan, en fait, c'était pour brouiller les pistes, West n'avait peut-être qu'une version du plan, pas forcément la vraie.

 

Il faut savoir que les trois évadés sont toujours recherchés, et il y a peu, des preuves démontrèrent que peut-être les Frères Anglin avaient survécu, un de leur neveu fit publier dans la presse une photo d'eux prise à l'étranger, une quinzaine d'années après l'évasion, de plus, le FBI reçut en 2015 une lettre soi-disant écrite par l'un d'entre eux et c'est pour cela qu'Alfred Anglin fut exhumé en 2015, on préleva un peu de son ADN et on le compara avec celui trouvé sur le courrier, mais, il n'y eut aucun résultat probant.

 

Donc, à l'heure actuelle, on ne sait toujours pas, si les évadés d'Alcatraz ont réussi ou pas.

Lire la suite